LEON BOSSUE DIT LYONNAIS
Léon Bossue dit Lyonnais, le sujet de cette courte esquisse biographique, est né à Québec, Canada, le 12 septembre 1851. En 1865, à l’âge de 14 ans, il publia dans sa ville natale, son premier journal: le Littérateur Canadien. Ce minuscule journal, format 2x3 pouces, imprimé en caractères “Brillant,” avait sa page d'annonces, etc., tout comme le grand journal. Il n’en fut publié qu’un seul numéro. C'était une curiosité typographique qui lui a valu de chaudes félicitations de tous les points du pays et de l'étranger et ce qui a peut-être déterminé sa cartière.
En 1870, il publia à Biddeford, dans l'Etat du Maine, L'Emigré Canadien, le premier journal canadien-français, croyons-nous, publié dans cet Etat. Le premier numéro parut le 1er mai 1870. Hebdomadaire, il en est paru six numéros.
En 1871, il essaya de fonder à Boston, Mass., un journal organe des théâtres en langue anglaise; un numéro spécimen fut le seul qui parut.
En 1875, il publia, à St-Roch de Québec, le Journal de St-Roch, puis l'année suivante le Figaro, journal satirique.
Il entra ensuite à la rédaction de L'Evénement de Québec, puis à celle du Budget, d'où il sortit en 1880 pour aller fonder à Glens Falls, Etat de New-York, pour le compte de Messieurs de Bondy et ‘enthier, le Drapeau National. Un an plus tard l’établissement fut transporté à Plattsburg, même Etat.
En 1883, il quitta l’administration et la rédaction de ce journal. Le premier mai 1884 il prit rharge de la partie matérielle du Canadien des Etats-Unis, un journal que les Canadiens essayèrent de fonder à New-York et qui a vécu un an à peu près.
En 1887, le rer janvier, il fonda à New-York, à la suite d’une visite faite dans la métropole par les clubs de raquettes des différentes parties de la province, la Feuille d’Erable, publiée d’abord une fois par
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mois en langue française et anglaise; puis une fois par semaine en langue française seulement. Ce journal a vécu cinq ans.
Le 1er décembre 1898, il publia à West New Brighton, Staten Island, N.-Y., le Richmond Argus, un journal dévoué aux intérêts du parti républicain dans le comté de Richmond. Ce journal cessa de paraître le 1er décembre 1903.
En février 1905, il publia à titre d'essai, le Canadien-Français. Ceux qui l'avaient encouragé dans cette entreprise, lachèrent au dernier moment et le journal n'eut que son numéro prospectus.
Le 1er juillet 1906, il lança le Veteran Fireman qui cessa de paraître le rer février 1908.
En outre de tous ces journaux, M. Bossue dit Lyonnais a été longtemps correspondant agrégé de L'Europe Artiste de Paris, et a correspondu à une foule de journaux canadiens et français du pays et de l'étranger.
M. Bossue dit Lyonnais est typographe de son état et a été beaucoup mêlé aux travaux des Canadiens aux Etats-Unis, où il est presque universellement connu et par ses écrits, ses conférences et ses discours.
ADELARD-E. LAFOND.
Adélard-E. Lafond, dont il a été assez longuement question au chapitre des journaux de Fall-River, est né à Saint-Georges d'Henryville, P. Q., le 3 août 1870. Il fit ses études au collège Ste-Marie de Monnoir jusqu'en rhétorique inclusivement. Il fit sa philosophie chez les Jésuites à Montréal et commença à étudier le droit au bureau de Roy et Roy, qu'il abandonna aussitôt pour prendre le chemin des Etats-Unis. A l'âge de 21 ans, avec toute l’ardeur et l'ambition de la prime jeunesse, il arrivait à Fall-River, bien décidé à se faire un chemin dans la vie. C'était au mois de novembre 1891. Benjamin Lenthier, ayant alors besoin d’un agent pour le représenter à Fall-River pour le Protecteur Canadien, alors imprimé à son établissement du National à Lowell, il saisit cette occasion pour se lancer dans la carrière du journalisme.
Au printemps de 1894, à la chute du National, il continua à publier le Protecteur Canadien à son compte, l'imprimant à Fall-River peu de temps après, comme journal quotidien, après avoir acheté un matériel et engagé un personnel de rédaction et d’atelier, en partie composé d'anciens employés du National. Au printemps de l’année sui-
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vante, le Protecteur Canadien tomba à son tour et, après avoir été sonder le terrain à Woonsocket où, dans le temps, il n’y avait pas de journal, il résolut de tenter une deuxième fois une entreprise hérissée de tant de difficultés—la fondation d'un journal. Réussissant à vaincre tous les obstacles, il fonda la Tribune, dont le premier numéro parut le 5 avril 1895. C'est le seul journal existant aujourd'hui ayant ta distinction d'avoir été quotidien depuis le premier numéro.
Un beau matin du mois de septembre 1896, soit exactement le 12, M. Lafond, comme il le dit lui-même, se réveilla “ex-propriétaire et fondateur de la Tribune.” C'est-à-dire que M. Lafond avait eu le même sort que son ancien patron, Benjamin Lenthier. Un syndicat de capitalistes canadiens continua la publication de la Tribune.
Après la perte de son journal, M. Lafond voyagea de place en place, se livrant à diverses industries, notamment les assurances sur la vie, au Canada et aux Etats-Unis. Vers 1904 ou 1905, nous le trouvons pendant quelque temps à Manchester, N.-H. Aujourd’hui son domicile est à Montréal.
Un an après son arrivée à Fall-River, M. Lafond épousait Mile Marie-Louise Chagnon, fille du Dr J.-B. Chagnon, l’un des médecins les plus célèbres de Fall-River et le premier médecin canadien qui s'établit en cette ville, et de cette union sont nés deux enfants.