‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 144 sur 220 · EMERY PERRIN · texte numérisé non relu

EMERY PERRIN

Né à Sainte-Scholastique, dans la province de Québec, le 12 décembre 1843.

Fit son cours d’études au Petit Séminaire de Sainte-Thérèse de Blainville.

Suivit un cours d'instruction militaire à Québec en 1865.

Entreprit l'étude du droit, et, pendant sa cléricature, contribua à la fondation de L'Echo des Deux-Montagnes, auquel il collabora, avec feu Charles Marcil, avocat, et quelques autres hommes de talent.

Admis au Barreau de Montréal en 1867, il jeta la robe aux orties en février 1868 pour s'engager dans le premier contingent de zouaves pontificaux envoyé au secours de Pie IX. A Rome, après 6 mois de service dans le rang, il occupa, pendant le reste de son engagement, la charge de bibliothécaire du régiment.

Revenu au pays en 1870, il pratiqua sa profession à Montréal, en société avec feu Ed. Carmel, jusqu’au moment où, en 1872, il alla à St-Albans, Vermont, sur les instances de M. Antoine Moussette, propriétaire de L’Avenir National, occuper le fauteuil éditorial de ce journal, laissé vacant par la retraite de feu Frédéric Houde.

Après que L’Avenir eût passé aux mains d’un syndicat de Troy, N.-Y., notre sujet rentra au Canada et fonda, à Hull, P. Q., avec son frère Télesphore Perrin, une florissante maison de commerce que deux incendies successifs des scieries Gilmour, joints à la crise générale de cette funeste époque, finirent par abattre. A Hull il collabora au

Canada Central, fondé dans le but de brider les débordantes ainbitions du bouillant mais talentueux Médéric Lanctôt. Fut nommé commissaire d'écoles, par le lieutenant-gouverneur, et élu à la charge d'échevin pour l’un des quartiers de la Cité de Hull, mais refusa d’accepter cette charge.

Nommé traducteur français à la Chambre des Communes en 1879, il conserva cet emploi durant 32 ans, et fut honorablement mis à la retraite, à sa propre demande, en 1911.

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