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LA PRESSE FRANÇAISE DE LA NOUVELLE-ORLEANS

Nous venons de dire que L'Abeille était restée le seul journal quotidien de la Nouvelle-Orléans et nous pouvons ajouter de la Louisiane, qui se publiât en français. Des deux journaux ayant une partie française qui existaient en 1827, il n’en restait aucun. L'Argus avait disparu peu de temps après. Le Courrier de la Louisiane avait vécu jusqu’en 1858, près de 30 ans, puis après une suspension de 18 mois, il avait été réorganisé par MM. Slidell et Laserre, avec Emile Hiriait pour directeur, et avait finalement cessé de paraître après l'élection de Lincoln en novembre 1860.

Un grand nombre d’autres feuilles françaises avaient paru depuis 1827 et vécurent quelques années, elles n’avaient eu qu’une existence éphémère. Nous nommerons les principales :

Vers 1829, parut exclusivement en français le Journal du Commerce, rédigé par M. Benjamin Buisson, ancien élève de l’école polytechnique, 1814-15, et qui eut trois années d'existence.

Le Louisianais, grand journal anglais et français, fut fondé par M. Jérôme Bayon, en 1839, après la vente de L’Abeille, mais il ne vécut qu’une année, M. Bayon étant devenu propriétaire du Courrier de la Louisiane à la mort de M. St-Romes.

L'Orléanais, publié en anglais et en français, fut fondé vers 1842 et parut jusqu’en 1857.

Le Franco-Américain, établi par M. René Masson qui alla plus tard fonder le Trait d'Union à Mexico, parut rue de Chartres pendant une année au plus, en 1848.

Le premier février 1857 parut L'Union, journal exclusivement français, fondé par actions et qui paraissait assis sur des bases solides, mais il n’eut que neuf mois d'existence, bien que la rédaction en eût été confiée à des écrivains de talent, E. Dumez, le rédacteur pendant des années du Meschacébé, Léon Laugrin et E. Lamulonnière.

Peu de temps après la disparition de L'Orléanais, parut un journal français et anglais The Times (Le Temps,) rédigé par M. Brennan en anglais et en français par M. Paul Villars, l’ancien rédacteur de la partie française de L'Orléanais; il ne vécut que quelques mois.

Pendant la guerre de sécession parurent le Courrier Français, L'Estafette, et sous l'administration du gouverneur Wells L'Etoile du Sud (Southern Star,) rédigée, la partie anglaise par M. E. Jewell et la partie française par M. L.-Placide Canonge. =

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Supplément 379

Il serait trop long de mentionner toutes les feuilles hebdomadaires françaises qui furent fondées dans la même période. Une seule survécut, le Propagateur Catholique, fondé par l'abbé Perché, plus tard archevêque vénéré de la Nouvelle-Orléans. Nous citerons seulement parmi les autres la Renaissance Louisianaise, publication assez importante qui a vécu plusieurs années, rédigée par M. Emile Lefrac, L'Epoque, rédigée par M. L.-Placide Canonge, qui fusionna avec L’Avenir.

M. P. Marchand a fait plus tard paraître une feuille hebdomadaire, la Chronique, rédigée avec verve et esprit par M. J. Noblom.

Nous ne devons pas oublier de parler d’une autre publication qui ne paraît que tous les deux mois, mais qui a une haute importance pour la vulgarisation de la langue française en Louisiane, nous avons nommé les “Comptes rendus de l’Athénée Louisianais.”

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