‹ Histoire de la presse franco-américaine [microforme]Chapitre 37 sur 220 · NOS ADIEUX · texte numérisé non relu

NOS ADIEUX

(Le Travailleur, 12 mars 1886)

Un changement subit dans notre maladie nous met aux portes du tombeau, et notre sort paraît maintenant inévitable. Avant de quitter ce lieu d'exil et de misère, nous devons jeter un regard en arrière, afin de nous rendre compte des humbles efforts que nous avons faits pour le triomphe des idées saines et de la cause canadienne.

Si nous avons pu faire quelque chose pour nos compatriotes, nous en avons été amplement récompensé. Nous devons donc remercier nos lecteurs, pour le bienveillant encouragement qu’ils nous ont accordé depuis la fondation de notre journal. Notre œuvre a été appréciée par nos compatriotes éclairés ; et le vieux Travailleur, suivant toujours la ligne droite, a rencontré partout des amis fidèles et des sympathies ardentes.

Notre disparition n'’affectera en rien la marche du journal. Le vieux Travailleur aura toujours pour devise: “Fais ce que Dois,” et la rédaction suivra la ligne de conduite que nous nous sommes tracée il y a quinze ans. Il sera toujours le champion des intérêts catholiques et canadiens, enseignant avec modération les grands principes qui doivent servir de base à notre élément national, aux Etats-Unis.

Nous espérons que nos bienveillants lecteurs continueront à patronner le vieux Travailleur, qui se montrera digne de leur estime. En continuant à favoriser notre journal de leur encouragement, nos lecteurs feront droit à la prière d’un mourant, qui leur recommande la veuve et les orphelins qu'il quittera bientôt.

Encore une fois, merci à tous nos lecteurs et aux amis du journal, pour ce qu'ils nous ont fait de bien. Çw'ils soient heureux; qu'iis jouissent d’une bonne santé; que la fortune leur soit favorable: qu'ils soi: 1t bénis de Dieu.

Nous demandons pardon à ceux que nous aurions pu offenser, comme nous pardonnons à nos ennemis ce qu’ils ont pu nous faire de mal. Que tous vivent en paix, dans le bonheur et le contentement.

Adieu! Adieu! Adieu......

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