‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 105 sur 122 · Archives de la Drôme : Inventaire sommaire : Pierrelatte · texte numérisé non relu

Archives de la Drôme : Inventaire sommaire : Pierrelatte

2. Depuis, passé sous le patronage de Pierrelatte, tour à tour exploité ou abandonné, objet d'éternels procès entre ses divers propriétaires et les riverains avant, pendant et après la Révolution; repris en sous-œuvre par Madier de Montjau et ses associés, en 1838, et tout récemment par des entrepreneurs en vue de lui donner plus de développement et dele prolonger, l'ancien canal de Robinet ou de Donzère en est encore à faire ses preuves d'utilité publique.

^la route royale de Lyon à Marseille entre Montclimar et Donzère, était en voie d'exécution, d'après le plan des ingénieurs, adopté par l'intendant delà province, et suivant marché passé le 21 février 1757, avec Richon, entrepreneur. Avant ce redressement, la route (ancienne voie romaine) traversait, au-dessous de Montélimar, le Roubion et le Jabron que Ton passait à gué ou en bateau dans les temps de crue. Plus bas, c'était la traversée (fe la Riaille, venant d'AlIan ; puis, celle de Châteauneuf, par une rue étroite et montueuse, de la porte de Montélimar à celle de Donzère. Au delà, on côtoyait, dans un val solitaire, un ravin et un rocher à pentes très raides, jusqu'au serre du Pan, d'où la route se dirigeait sur Donzère, à travers un désert affreux où tous les crimes étaient possibles. Un pont jeté sur le Roubion et le Jabron, à leur confluent ; un autre de 3 arches sur la Riaille ; Rac et Ghâteauneuf laissés sur la droite, on obtint, depuis Montélimar, une voie en ligne droite •jusqu'à la montagne de Donzère. De là, par une descente en ligne courbe, la voie gagnait Donzère, en laissant également sur la droite le ruisseau des Riailles, venant de Navon, et ses bas moulins*. Rectification qui, tout en rendant la route meilleure, n'en laissait pas moins subsister, à Bel-Air, près de Majataverne, le défllé qu'on avait voulu éviter du côté de Ghâteauneuf.

Donzère, en 1721, comptait 257 familles. Si, parmi les anciennes, quelques-unes comme les Fayn, les Reydon, les Talpenas, les Caramantrand, les de La Cour, les Ibot, etc., n'étaient plus en vue, parmi les nouvelles avaient pris rang les Guibourdanche depuis 1575; les Quintin, dont l'un des ancêtres (Jehan Quintin) siégeait

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