‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 120 sur 122 · Archives municipales · texte numérisé non relu

Archives municipales

3. Ce postillon s'appelait Gleize, au service de la poste aux chevaux de Donzôre, et c'est à l'obligeance du fils que nous devons la relation de cet épisode, puisée dans les souvenirs de son père, et confirmée d'ailleurs par de nombreux lémoignaçes contempo*. rains.

lallaitpas, disait-il, que toute une commune souffrît pour le crime d'un seul. » — Cinq mois après, le 26 août, le duc d'Orléans descendant le Rhône avec sa famille, la municipalité se porta à Robinet, où une messe fut célébrée en l'honneur et pendant le passage du prince. 11 y eut le soir un commencement de fête, mais la pluie et le vent ne tardèrent pas à disperser les danseurs ^

Cependant, les patriotes ne laissaient pas de voir, dans l'homme de l'île d'Elbe, le soldat de la Révolution, menacée dans ses conquêtes par les revenants de l'ancien régime, et lorsque se répandit la nouvelle de son débarquement à Cannes (l^rmars 1815), plus d'un vétéran, dans la commune, courut se joindre au bataillon sacré qui le porta comme en triomphe jusqu'à Paris (20 mars). Sur l'avis que le département de la Drôme avait proclamé Napoléon, le duc d'Angoulême, à la tête d'une armée royale dans le Midi, donna Tordre à son avant-garde de s'y porter. Cette avant-garde, composée d'environ 1,500 hommes et commandée par le vicomte d'Escars, de la maison militaire du duc, passa le Rhône au Pont- Saint-Esprit, marcha sur Pierrelatte et prit possession de Donzère, le 28 mars. De Donzère, oii, dans le but de s'assurer une retraite en cas d'insuccès, il laissa d'Hautpoul avec un bataillon de gardes nationaux et deux pièces de canon, il se dirigea sur Mon-télimar qu'il occupa sans coup férir. Bientôt le duc d'Angoulême vint l'y rejoindre avec le gros de l'armée royale (environ 5,000 hommes). Parmi les bandes de volontaires qu'elle traînait après elle, se faisaient remarquer par leur jactance ces Provençaux, qui devaient jouer un si triste rôle dans les massacres du Midi. « Nous allons, disaient-ils, chercher la tête du Tondu. »

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