‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 13 sur 122 · Du celtique Bis^ noir · texte numérisé non relu

Du celtique Bis^ noir

Diodore de Sicile en signale les ravages : « Quand ce vent vient à souffler, dit-il, il enlève les roches et les pierres, dépouille les pauvres Gaulois de leurs vêtements et les renverse de leurs chevaux. »

2. « Personne aujourd'hui ne croit plus aux autels druidiques

14 HISTOIRE DE DONZÈRE

sixième jour de la lune de mars, ils cueillaient solennellement le gui *, auquel ils attribuaient une vertu merveilleuse. Après la mort, il y avait, pour eux, « le pays des âmes», où le brave était récompense et lé lâche puni. Bons buveurs, du reste, et grands mangeurs de porcs : « Les riches, dit Posidonius qui visita nos contrées vers Tan 400 avant notre ère, boivent du vin qu'ils tirent d'Italie par Marseille; les gens de fortune moyenne une bière préparée avec du miel, et le plus grand nombre une bière sans miel qu'on appelle corma * » ; mais pour les buveurs de vin, y mettre de l'eau « c'était, dit Cicéron, y mettre du poison». Ils passaient pour légers, inconstants, indiscrets, toujours prêts à changer d'opinion, avides de nouvelles, turbulents. Non seulement dans la tribu, mais dans chaque maison même, il y avait souvent des partis opposés ffactiones): les différends se jugeaient par l'arbitrage ou par la guerre privée. Chez eux, les femmes avaient part au gouvernement. Athénée vante leur beauté ^ et Strabon les qualifie de « vigoureuses ménagères. » — « Aidé de sa femme, dans une rixe, ajoute Ammien Marcellin, le Gaulois tiendra tête à plusieurs étrangers. Il faut voir celle-ci, le cou gonflé par la colère, agiter ses robustes bras blancs comme la neige, et avec la force d'un catapulte, lancer coups de poing et coups de pied à ses adversaires. »

sur lesquels coulait le sang des victimes humaines. Ces sépultures étaient ou des tombeaux de chefs ou des tombeaux de familles et de tribus. » — ■ Alexandre Bertrand, La Gaule avant les Gaulois f p. 96.

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