‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 18 sur 122 · Aujourd'hui Port-Traille ou Bédarrides · texte numérisé non relu

Aujourd'hui Port-Traille ou Bédarrides

confluent de l'Isère et du Rhône, où l'armée gauloise (200,000 hommes selon les uns, 180,000 selon d'autres), sous les ordres de Betuld (BetuUick de son nom celtique), roi des Arvernes, avait pris position. — « Il n'y a pas de quoi nourrir mes chiens, * » disait ce même Betuld, à la vue du petit nombre d'hommes qu'il avait à combattre ; — mais les Romains lui firent payer cher sa jactance. Sa défaite fut complète, et, de son armée, tout ce qui 4ie périt pas dans le Rhône fut massacré ou pris {121 ans av. J.-C).

Alors, les Allobroges et leurs alliés connurent pour la première fois la servitude. Rome les priva de leurs villes et de leurs territoires, ne leur laissant que leur nom et la vie. C'est sans doute à la suite de ces premiers désastres, qu'Aé'm, sur le passage des armées romaines, dut le commencement de sa ruine. Quand César parut dans les Gaules, il se contenta de passer dans son voisinage sur la rive droite du Rhône, à travers le pays des Helviens, pour se jeter sur les Arvernes.

Cependant, pas plus que les Allobroges, les Tricastins n'acceptèrent le joug sans résistance. Si nous devons reléguer parmi les fables, « la bataille de Solérieux et ses bûchers funèbres, » nous croyons, avec M. Tabbé Vincent, « aux mouvements, aux irruptions armées, aux combats des tribus indigènes contre les envahisseurs- ; » combats dont le souvenir n'est pas venu jusqu'à nous, mais dont maints tumuli dans la contrée et les tronçons d'armes gauloises ou romaines qu'on y découvre semblent rendre témoignage. A la vérité, dans le dénombrement des peuples gaulois

1. G*était un usage chez les Arvernes d*emmener leurs chiens à la guerre .

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