‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 31 sur 122 · Annal, bened,p · texte numérisé non relu

Annal, bened,p

Ion le Père Le Gointe \ et ce qui y restait de religieux, massacrés ou dispersés (735) *.

Charles Martel, en 737, marcha de nouveau contre les Sarrasins, et les chassant devant lui, le long du Rhône, vint assiéger Avignon qu'il prit d'assaut. Alors, leTricastin commença à respirer ; mais le passage ou le séjour qu'y firent les Sarrasins y revit encore par la tradition, et rien ne paraît mieux caractériser la répulsion qu'ils inspiraient que le nom de Mouré (Maure) applique, dans le patois du pays, au groin du porc, et celui de Moustafar (Mustapha) à un sacripant.

Après ses victoires sur les Sarrasins, Charles Martel mit la main sur les biens des églises et des ahbayeset les distribua à ses compagnons d'armes, pensant que ceux-là seuls devaient les posséder qui avaient su les reconquérir. Or il s'y crut d'autant plus autorisé que déjà Chilpéric, petit-fils de Clovis, s'était plaint d'avoir été dépouillé par l'Église. « Notre tîsc est devenu pauvre, disait-il, nos richesses ont été transportées aux églises; il n'y a plus que les évêques qui régnent^. » A Viviers, pour n'en citer qu'un exemple, les évêques, du V® au vin® siècle, s'étaient fait, dans le Vivarais, un fort beau patrimoine. De l'aveu de Columbi, leur historien, ils ne possédaient pas moins de soixante-quatre villas avec leurs serfs ; plusieurs îles du Rhône, notamment celle A' Argentartas (l'Argentière) ; de riches vignobles, des forêts, etc. *. Il y avait là, dit M. Rouchier,

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