Archives de Donzère. Acte de
Depuis quelque temps, se sentant menacés dans leur temporel en Vivarais par le pouvoir royal, les évêques de Viviers reportaient leurs regards de Tautre côté du Rhône, sur leurs anciennes possessions (Donzère, Ghâteauneuf et Montpensier). En 1235, l'empereur Frédéric II avait confirmé à Bernon les privilèges accordés par son prédécesseur à Nicolas, c'est-à-dire le péage par eau et par terre, depuis Donzère jusqu'à l'Ardèche, ancienne limite de l'empire ; mais ce même prince retira, en 1244, ce droit à Sébastien, successeur de Bernon, « traître, disait-il, à la foi jurée (iransgressor) , en n'assistant pas nos tidèles et en s'alliant aux rebelles de l'empire (imperii rebellibus *). » Cependant, en 1283, Hugues de la Tour, qui avait déjà racheté Châteauneuf et Montpensier (1263-1264), et plus tard, en 1294, Raymond de Falgate, reprirent possession de la rive gauche du Rbône par l'acquisition des péages de Châteauneuf et de Donzère.
Alors, un autre Guillaume de Donzère, le dernier de cette maison, possédait ce fief en pariage avec Guyonnet de Châteauneuf et Henri de Vouziac, prieur de Donzère; il était, en outre, seigneur du Teii et l'un des coseigneurs de Pierrelatte. Guillaume céda, en 1296, à l'évêque de Viviers (Raymond de Falgate) le château et le mandement de Donzère, ainsi que ses droits sur Pierrelatte, en échange de certaines compensations territoriales dans le Vivarais, et vendit sa seigneurie du Teil à Giraud, seigneur de Rochemaure et coseigneur de Montélimar. Un acte de l'an 1300, cité par Pithon- Curt, nous apprend que Giraud aurait, en retour, cédé à Guillaume le fief de la Bastie ou Tour de Verre, près