‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 55 sur 122 · HAURÉiLU, Gallia christiana · texte numérisé non relu

HAURÉiLU, Gallia christiana

deMirmande; plus 60 livres à prélever annuellement sur le péage de Rochemaure, en payement des 70,000 sols, dus par lui audit Guillaume, comme reliquat du prix de la vente de la seigneurie du Teil*. Ainsi finit la maison de Donzère. Celle de Ghâteauneuf, dont Hugues de la Tour avait acquis les biens, n'existait déjà plus que de nom. On croit qu'elle s'éteignit dans la personne de Bertrand, évêque de Viviers, en 1373.

Toutefois, si Guillaume ne se retira pas de sa seigneurie sans quelque profit, il laissa à Donzère un triste héritage, un procès avec Pierrelatte procès qui ne s'est perpétué, à travers les siècles, que pour aboutir, de nos jours, à la mutilation de notre territoire.

A l'origine des bourgs ou villages, alors que les délimitations des territoires et des propriétés n'étaient pas encore définies, les bois et les pâturages donnaient souvent lieu à des contestations entre voisins. Sous ce rapport, les seigneurs et coseigneurs de Pierrelatte, — et ils étaient nombreux — ne passaient pas précisément pour voisins commodes. Témoin leurs nombreux différends : — en lâii, avec l'évêque de Saint-Paul-Trois- Châteaux, au sujet de la mouvance d'un fief; en 1228, avec l'abbaye d'Aiguebelle; en 1253, avec les habitants de Saint-Paul et leur évêque (Bertrand de Glansayes), au sujet de bois et de pacages; en 1289, avec les habitants du Bourg-Saint-Andéol, aussi pour une question de pacages, mais « aggravée d'altercations et d'injures », dont le seigneur de Pierrelatte, Ponce de Beaumont, exigea réparation, en obligeant tous les habitants du Bourg-Saint-Andéol et leur syndic à lui faire amende honorable, à genoux, les mains jointes et la corde au cou; enfin en 1292, avec les habitants de Donzère.

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