‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 59 sur 122 · BuissET, VAllobroget Journal de Vienne, 1841, p · texte numérisé non relu

BuissET, VAllobroget Journal de Vienne, 1841, p

96 HISTOIRE DE DONZÈRE

visions et de ces troubles, et quand les papes siégeaient à Avignon, dans leur voisinage, que les évêques de Viviers, « ruinés, dit Golumbi *, par la guerre et la peste », s'annexèrent le prieuré de Donzère, qu'ils avaient déjà possédé, et que « réclamait, ajoute M. Tabbé Vincent, le vide de leur coffre-fort '». Mais les auteurs varient sur la date précise de cette annexion. Il est probable qu'elle eut lieu en 1378, sous l'épiscopat de Jean de Bruniac; Clément VII étant pape, à Avignon.

Dès lors, les évêques de Viviers régnèrent seuls et sans partage sur Donzère. Il n'y eut plus dans le prieuré qu'un sacristain, chargé de retirer les offrandes des fidèles et les dîmes. Aux titres de comtes de Viviers et de seigneurs de Donzère, les évêques joignirent celui de prieurs. De là à se qualifier princes il n'y avait pas loin. Hélie de Pompadour prit le premier cette qualité, en 1458 '^, et s'il n'en avait pas l'investiture, il la possédait de fait, étant, comme le reconnaissait le roi Louis XI lui-même, « vrayseigneur et possesseur des chasteaulx, terres et seigneuries de Montpensier, Ghasteauneuf-de- Rac et Donzère, et des. fiefs dépendants d'iceulx, des fruits, rentes et revenus qui y appartiennent*». Jamais, suivant le même prince, ces châteaux, terres et seigneuries n'avaient ressorti au Dauphiné, ni aux comtés de Valentinois et de Diois, « et ne furent oncques les manans et les habitans en iceulx contribuables aux subcides et aultres charges », mises par lui ou par ses prédécesseurs sur lesdits pays du Dauphiné et comtés.

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