‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 63 sur 122 · Archives de Donzère» — Registre tei^Her de l'an i · texte numérisé non relu

Archives de Donzère» — Registre tei^Her de l'an i

3. — Du nom de la fontaine qui coulait auprès, vers le Devès, alors la seule fontaine publique de Donzère: la plupart des maisons ayant des puits ; — aujourd'hui, la fontaine vieille (In fouant vièio). Ajoutons avec regret qu'à la façon dont elle est entretenue, au bas d'un vieux mur, sur le chemin de la Berre, sans autre construction qu'un abreuvoir pour les chevaux et les bestiaux, on ne dirait pas qu'elle est contemporaine du Bourg, ni sa fontaine par excellence. Nos bons aïeux en avaient plus de souci, qui, un jour (le 6 janvier 1593), en firent Tobjet d'une délibération consulaire, à propos d'un rat qui en troublait Teau.

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d'andrones', les unes montant vers la côte, les autres descendant vers la plaine. Telles étaient notamment, près du portail Neuf, la rue du Moyne, ainsi nommée d'un Claude Boryer, dit le Moyne, qui Thabitait ; rue du Château {eundo ad castrum), habitée par noble Pons de Guérin; rue de la Damerette ; rue de TA r^en/ière, au bas de laquelle, près du portail, un cbazal (cazali) reste de Tancien atelier monétaire'; au delà du portail Vieil, au sud, rue de la Viguef^ie, où la maison de ce nom, avec son arcade et sa façade romanes ; au nord, rue du Donjon; et, sur divers points, lesandrones des Girettes, des AlierSj des fiaynauds, etc., habitées par des familles de ce nom. — Il n'est pas prouvé que l'androne, dite aujourd'hui des Guérins, ait eu pourhôtes des Juifs, suivant la coutume, au moyen âge, de les parquer dans des quartiers particuliers. En tout cas, ils ne restèrent pas longtemps à Donzère. « Sans cesse persécutés, ditChorier, ils émigraient dans le Comtat, où les papes, plus hu-

t. Du bas latin anrfrona, ruelle, impasse. Aujourd'hui, ces impasses laissent plus qu'à désirer sous le rapport de la propreté et de la salubrité.

2. Ce cbazal ou maison en ruines (du vieux français case, maison), à Andréas Girardi, monétaire (monetariiLs), se trouvait à côté de la maison occupée aujourd'hui par Jacques Héraud, dans l'angle nord-est de la rue contournant le pâté de maisons qui est auprès du portail de l'Argentière. {Note communiquée par M. BoMPARD, instituteur à Donzère.)

M. BoMPARD estime que ledit portail pourrait bien devoir son nom de VArgentière à Tanclen atelier monétaire dont parle le Begistre terrier ; mais on sait que nos ancêtres donnaient de préférence à leurs noms de lieu une empreinte topographique. 11 paraît donc plus probable que ce quartier, par où peut-être a commencé le mas ou Vicus de Donzère, tirait plutôt son nom de Tile Argentarias, dans le voisinage et dans la direction de laquelle il se trouvait situé.

mains et surtout plus habiles, savaient les exploiter.*» Si les « manants », comme on appelait alors le menu peuple, habitaient un peu partout, — les plus pauvres, dans les hauts et les bas quartiers, où les habitations étaient plus nombreuses, mais exiguës, sombres, enfumées, malsaines, ainsi qu'on peut en juger par celles qui restent; — la Grand*Rue avait principalement pour habitants, les bourgeois ou « mesnagers » : — lesFabry (Jehan, maison du Dauphin, ubi signum Delphini; Benoît, androne des Girettes; les autres, sur la place ou près le portail de la Font); les Garamentrand «, androne des Vachers ; les Talpenas, au levant de la Viguerie ; les Reydon et les Robinon ', maison où pendait Timage de saint Georges (signum sancti Georgii); les Mottinel, dans le voisinage de Benoît-Fabry; Maître Mondon- Riote, maison dite de /a Couronne; les Vitalis, près de la maison du Dauphin; les Bilhard et les Malhassole, à la Double^ etc., toutes familles, d*où sortaient, pour la plupart, les tabellions, les châtelains et les consuls

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