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Archives de la commune, — Procès de Claude de Touroon

RENAISSANCE I5t

Déjà plusieurs habitants, las d'une telle oppression, s'étaient fait justice eux-mêmes. A Fontachard, au Dcvès, à la Garenne, les barrières ou les clôtures de l'évêque avaient été fracturées et les prétendus coupables « estoient tirés en enqueste ». Alors, supplique des consuls au parlement de Dauphiné. Aux consuls s'étaient joints noble Estienne de Garamantrand, fils de Pierre et curé {presbyter) de Donzère, l'âme peut-être et le conseil de la population, dans ces jours d'épreuves; son frère Estienne, l'un des chefs du mouvement, en 1516 ; Benoît Pabry et autres citoyens, plus particulièrement lésés dans leurs droits et dans leurs intérêts par les abus de pouvoir dudit seigneur. Après une protestation contre les exacteurs des tailles, lesquels, disaient les suppliants, exigeaient d'eux des contributions dont ils étaient exempts, comme sujets delphinaux, ils exposèrent à la noble cour leurs nombreux griefs contre l'évêque : ses entreprises sur leurs libertés et sur leurs biens, t ce qui n'était de droit divin ni humain » ; les malversations de son châtelain et de son greffier au sujet des lods et des frais de justice ; les exactions journalières de son péager (Garin de Ghabannes) *, à l'égard des voyageurs ou des marchands forains ; le mauvais choix de ses serviteurs, gens sans scrupules, vicieux et fanfarons ; la difficulté, voire même l'impossibilité pour les habitants de vaquer à leurs affaires, de se rendre à leurs fonds ou d*en revenir, vu la porte commune du Donjon fermée, l'ancien chemin {via antiquissima) de la Garenne interdit, et le clos de Fontachard muré ; — ajoutant que si des fractures y avaient été faites par eux, on ne saurait le leur reprocher, étant dans leur droit.

1. Il paraît que ce Garin avait été autrefois battu de verge» [olim fustigatus) pour quelque méfait.

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A regard du rieu de la Font, dont les eaux servaient de tout temps à Tusage de leurs prés et de leurs jardins ou des fossés le long de la ville, « sans qu'il fût jamais permis à aulcun, disaient-ils, d'usurper tout ou partie desdites eaux » ; ils accusaient l'évéque de l'avoir détourné à son profit, en y faisant construire des vannes [spartivas) pour Tarrosage de ses prés. Ainsi du Devès proche la Fontaine, où ils avaient coutume d'aller et de venir, de faire paître leurs bêtes de labour et de ramasser des bois morts « et cela, disaient-ils, non pendant dix ans (et hoc necdum per decem annos), mais depuis plus de quinze cents ans {verum quinquaginta et cen^wm), comme la tradition le rapporte». Rappelant enfin la protection que les seigneurs des terres du Dauphiné doivent à leurs sujets par de bons, loyaux, probes et justes officiers delphinaux, les suppliants se demandaient si, dans la patrie delphinale [infrà pairiam delphinalem)^ le seigneur delphinal ne s'était pas dérobé à ce devoir; sa charité paternelle, loin de protéger et de défendre ses sujets « comme la poule ses petits [prout gallina pullos) », les ayant, au contraire, abandonnés aux mains de serviteurs étrangers (forenses), de mauvaise vie(ma/è viventes), mal famés (rnalè /amantes), injuriant les habitants, frappant leurs fils, insultant leurs filles au vu et au su {sciente et vidente) de l'évéque, qui le soutirait et en riait. C'est pourquoi, concluaient les consuls, « nous supplions la noble cour de remédier à ces abus, d'informer contre les coupables et de faire droit aux opprimés. Sinon, les pauvres habitants, sujets delphinaux, plus maltraités que les Juifs ou les païens, se verront réduits à abandonner leurs foyers avec leurs femmes et leurs enfants et à s'en aller en pays étranger*. »

t. Archives delà commune. — Procès de Claude de Tournon.

Sur ce, arrêt d'informations rendu par le Parlement, et le 17 avril, ordre du gouverneur du Dauphiné (Guillaume Goufûer) à noble François Rodolphe, secrétaire delphinal, de se rendre sur les lieux « pour y recueillir publiquement les témoignages dignes de foi, sur les faits articulés par les consuls et habitants de Donzère, pour de là lui être transmis le plus tôt possible, devant, disait-il, protection aux sujets delr phinaux ».

Or, parmi les témoins produits par l'évêque, se trouvaient des prêtres, ses parents ou alliés, son vicaire, son procureur, son médecin, son notaire, son péager, son clavaire, son sommelier, son bayle et autres officiers ou familiers de sa maison. Protestation de la part des consuls, et nouvelle requête au Parlement, le suppliant de n'ajouter aucune foi [nulla fides) aux dépositions plus que suspectes desdits témoins *.

Il y avait peu à compter que ce procès et l'enquête qui s'ensuivit ramèneraient le calme dans la commune, la modération dans le château. Claude de Tournon, n'y voyant qu'une attaque partie d'en bas contre son autorité, s'en prévalut pour peser davantage sur ses vassaux. De là, un redoublement de violences et de vexations, d'un côté ; de haines et de colères de l'autre, qui ne tardèrent pas à éclater.

C'était, en 1521, — Armand Fabry et Joubert étant

consuls, — « l'avant-dernier jour de la lune d'avril (le

29) ; jour de la crye ». Il y avait séance à la cour de la

f Châtellenie, laquelle siégeait alors dans la maison d'un

1. Nous croyons inutile de ciler leurs noms: la liste en est longue et tient une assez grande place dans la requête, avec l'énumépation de leurs qualités et conditions sociales vis-à-vis du seigneur-évêque.

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petit jardia du seigneur, hors la ville ^ Tout à coup, des cris d'alarme partirent de la rue du Donjon. A ces cris plusieurs fois répétés, deux habitants de la partie basse du bourg, Yalentin et Malhassole, croyant à un incendie, montent au clocher et sonnent le tocsin. Aussitôt le peuple sort, eSrayé, se répandant çà et là, sans savoir ce qui se passait. — « Au donjon ! au donjon ! » s'écrient quelques-uns ; et la foule se porte de ce côté ; mais la rue qui y mène est fermée et barricadée. On brise la porte, la barrière est enlevée, et la foule fait irruption. A la vue d'un citoyen de Donzère (Vital Ghambon) arrêté par ordre de Tévôque, et que sa femme et ses filles éplorées, les cheveux épars, les vêlements en désordre, essayent, mais en vain, d'arracher aux mains des officiers qui le traînent en prison, en Taccablant de coups, plusieurs courent au château, où se trouvait alors Tévéque, et l'abordant très humblement, lui demandent pour quelle cause il a fait incarcérer le pauvre Vital Ghambon. — A quoi le seigneur évéque répond que c'est pour une certaine dette. « S'il en est ainsi, répliquent les suppliants, nous nous portons caution » ; mais en vain offrirent-ils de se constituer prisonniers en son lieu et place, l'évéque ne voulut point le relâcher (relaxare noluit) ; « et sans donner réponse congrue auxdits suppliants, il se retira ». Alors, voyant sa mauvaise volonté et convaincus que la véritable cause de cette arrestation n'était pas un délit, mais seulement la vengeance {sed solavindïcta), la foule irritée assiège la prison ; la porte vole en éclats, et le prisonnier, délivré, est

1. Dans une supplique à Just de Tournon (1521) pour le maintien de leurs libertés^ franchises et coutumes, les habitants de Donzère insistaient sur le choix d'un lieu public et non suspect pour la cour de justice.

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porté couvert de sang, à demi mort, au presbytère où des soins pieux et charitables le rendent à la vie. Mais là ne s'arrêta point l'œuvre populaire : les vannes de Févêque sur le Rieu, ses clôtures du Devès, de la Garenne et de Fontachard furent détruites, « et le fort qui menaçait la ville avec ses canonnières, complètement rasé ». Il paraît, d'après les relations du temps, que les femmes et les enfants se mêlèrent de la partie ^

Telle fut cette journée du 29 avril ; — mais était-ce bien là « une émeute »? — L'histoire impartiale doit la venger de cette qualification. Jamais la population de Donzère ne se montra plus vaillante et plus généreuse qu'en ce jour mémorable, où, provoquée jpar un juste sentiment d'indignation contre l'oppresseur, de pitié pour la victime, elle osa témoigner hautement de la solidarité qui liait entre eux tous les citoyens de la commune.

A quelques jours de là, le 3 juin, le Parlement delphinal, considérant qu'il devait « protéger et défendre de toute concussion, oppression ou tyrannie, les sujets delphinaux », ordonna le Révérend évêque de Viviers, seigneur temporel de Donzère, comparaître devant la cour; et, le 13 juin, deux sergents delphinaux vinrent lui signifier « avec honneur et vénération », les lettres de la cour. Claude de Tournon répondit qu'en bon serviteur de Messeigneurs du Parlement, il tenait lesdites lettres « pour insignes », et pour l'honneur de la cour, il offrit aux sergents à boire et à manger '.

Claude de Tournon ne pouvait plus se méprendre sur le sens de la lutte engagée entre ses vassaux et lui.

A l'attaque donc, il dut opposer la défense. De là, re-

i et 2. Archives de Donzère. — Procès de Claude de Tournon.

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quêtes sur requêtes, mémoires sur mémoires. — Au dire de ses procureurs, ce procès « était l'œuvre de quelques agitateurs : le Révérend Père eu Dieu n'avait jamais voulu que du bien à ses sujets. Témoin le beau palais qu'il s'était fait construire pour leur agrément, et les 300 journaux de terrains incultes qu'il avait défrichés pour l'avantage de leur territoire. — D'ailleurs, de quel droit lui disputerait-on le rieu de la Font, qui lui appartenait en propre ? Ses clôtures ne gênaient que les mécontents; le fort, construit sur son sol, loin de menacer, protégeait la ville. — Si les habitants se plaignaient d'une dépense de 9,000 écus, tant pour loge mentsdegens de guerre que pour frais de justice, n'avait-il pas pris à sa charge le vin et les vivres fournis à certaine compagnie (celle du capitaine La Boissière)? — et quant aux prétendues concussions de sa cour de justice, son juge ordinaire comme son juge d'appeaux étaient l'intégrité même; ses officiers épiscopaux, tous gens sans reproche ; l'incarcération de Vital Ghambon, légitime*, etc. »

Après une procédure qui dura plus de trois ans, le 19 mars 1524, la Cour en séance publique, parties ouïes en la personne de maîtres Gabriel Joffroy et Guillaume de Sagmis, au nom des consuls et habitants de Donzère ; joint à eux le procureur fiscal général du Dauphiné, d'une part ; de l'autre, maîtres Pierre Morelly et Jehan de Bosset, au nom de Claude de Tournon :

Rendit enfin un arrêt confirmant et maintenant l'université des habitants de Donzère: l^dans l'usage d'avoir et de tenir les portes du Donjon ouvertes, avec défense au Révérend Seigneur et à qui que ce fût de les fermer,

1. Archives de Donzère. — Mémoire justificatif de l'évêque de Viviers par Magnin, 1521.

sauf dans les cas de grand péril ou de peste ; 2o dans le droit d*aller et de venir librement par le chemin public de la Garenne ; 3® dans l'usage et possession du Devès, proche la Fontaine, ouvert de tous côtés et nulle part fermé ; 4® dans l'usage et possession du rieu de la Pont, tel qu'il coulait à sa sortie des moulins près le Devès et la porte de la ville, avant la construction des vannes du seigneur-évéque. — Ordonnant en outre, ladite Cour, le clos de Fontachard être rompu et démoli dans la partie où les habitants possédaient des fonds ; — les officiers dudit seigneur, présents et futurs, ne plus prendre cause des héritages, à moins qu'il n'y eût pas d'héritiers; ni saisir ou emprisonner personne, qu'après informations régulières et dans les cas prévus par les statuts et les libertés du Dauphiné ; ni prélever plus de cinq deniers pour le prix des lods, et plus de deux liards pour chaque feuille des actes dans la cour de la Ghâtellenie; enfin, elle enjoignait à l'évêque, sous peine de voir réduire ses biens temporels et d'être privé de sa juridiction, de ne point opprimer ses sujets ni de se permettre envers eux aucune concussion ; mais de les pourvoir au contraire de bons, loyaux et capables officiers, juges ou greffiers, nés en Dauphiné. — Puis, comme il résultait du procès que son péager, Garin de Chabannes, avait commis plusieurs abus et exactions, la Cour, sur l'instance du procureur fiscal général, l'ajournait à comparaître devant elle en personne*.

Ainsi finit, à l'honneur comme à l'avantage de la

1. Cet arrêt fut rendu en latin; mais le temps était proche où, par une ordonnance de François l«f (1538), les jugements et arrêts •ne seraient plus à l'avenir rendus, rédigés et signifiés qu'en français: cr Au moins, disait ce prince en riant, les plaideurs pourront lire eux-mêmes leur ruine. »

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commune, une campagne entreprise pour la défense de ses biens et de ses droits, et menée avec une constance et un courage héroïques par ses consuls. Victoire vraiment grande, si Ton considère les conditions des parties. D'un côté, des hommes, manants ou vilains comme on les appelait, sans autre aide ni mobile que le sentiment du devoir, sans autre ambition que de laisser intact à leurs enfants Tbéritage de libertés et de franchises qu'ils tenaient eux-mêmes des ancêtres ; — de l'autre, un haut et puissant seigneur, riche entre tous, allié à toutes les grandes familles de France, comptant parmi les siens des ministres d'État et des princes de l'Église; prince lui-même, en grand crédit à la cour. Jamais certes, lutte plus inégale : le pot de terre contre le pot de fer; mais déjà des idées d'indépendance avaient pénétré dans les plus humbles villages, et si loin que Donzère fût de ses origines, on y sentait revivre d'antiques fiertés, qui savaient se garder et se défendre.

A peine sorti de ses luttes locales sous Claude de Tournon, Donzère eut à traverser la longue période des guerres nationales sous François P'. Après le désastre de Pavie (1525), pendant la captivité du roi, le Dauphiné se vit tellement rançonné, épuisé par l'armée qui avait repassé les monts « qu'il n'y avoit, dit Chorier, ny bourg ny village qui ne fust vide ». Or Donzère était lieu d'étape : en vain de nouveaux logis, celui de l'Ange «ors les murs soubz la Font », et ceux du Lion-ci^ Or et de Saint-Antoine étaient venus s'ajouter, dans le faubourg, à ceux de iVos^re-Z>ame, de \sl Croix-Blanche et du Cheval- -5/anc,ils ne pouvaient suffire, et les maisons regorgeaient de garnisaircs. Pain, vin, viande, foin, bois, il fallut pourvoir à tout et à tous, hommes et chevaux. Sans compter les contributions de guerre, votées régulièrement

par les États de la province. Si bien qu'en 1529, la commune en était réduite à laisser emprisonner ses consuls (Richard et Davoux) pour cause de retard dans le payement des étapes. C'était peu : en 1533, lors du camp formé en Provence, à Avignon, pour la défendre « de la maulvoyse et insigne entreprinsse de Charles-Quint, l'oppression et la dépense, dit un Mémoire du temps, furent grandes par tout le pays, et mesmement au pauvre lieu de Donzère et aux environs, car du commencement ils eurent la garnison de M. de Saint-Pol, gouverneur du Dauphiné, et aussi de M. le duc d'Orléans, qui demeurèrent audit lieu, les ungs ou les aultres, l'espasse d'un an et plus...; et oultre ce, le Roy lui-même et tout son train ; M. le grand Maître et aultres grans princes et grans seigneurs » ; pendant le séjour desquels tant les citadins que les campagnards durent tenir leurs portes ouvertes et livrer tous leurs vivres, « jusqu'à ce qu'il ne s'y trouvât plus rien à manger, ajoute le Mémoire, ne par gens, ne par bestes. »

Plus heureux que ses sujets, Claude de Tournon, paraît-il, ne s'était pas appauvri. Vers la fin de sa vie, en effet, il avait amassé tant de richesses que certains seigneurs, jaloux sans doute de sa prospérité, l'accusèrent auprès du Roi, d'avoir fait battre de la fausse monnaie .

Dans un de ses voyages au camp établi en Provence, ce prince, passant par Donzère, y eut avec Claude de Tournon une entrevue ou plutôt une explication, au sujet du crime qu'on lui imputait. On dit qu'après avoir

1. A la fin du xv^ siècle, c'est-à-dire dans les premières années du principal de Claude de Tournon, il y avait bien à Donzère un monétaire (Andréas Girardi) ; mais l'atelier n'était plus qu'à Tétat de chazal ou de maison en ruine. [Registre ternerde 15u0.)

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VU ses fermes, son bétail, ses vignes, ses bois, ses pâturages, et combien il était « mesnagier », le Roi le reconnut innocent'.

C'est en 1533 ou 1137, que paraît avoir eu lieu cette entrevue. Au mois de mars, le roi se trouvait à Lyon, d'où il dirigeait des forces considérables vers les Alpes à son armée de Piémont, menacée par les Impériaux. Il avait nommé le cardinal de Tournon, son lieutenant-général dans l'est et dans le midi de la France, où le prélat éprouvait de grandes difficultés pour se procurer les fonds nécessaires à la solde des troupes, cantonnées sur les deux rives du Rhône, et menaçant de se mutiner '. Il est donc probable que Je roi qui avait déjà rempli à Valence « la charge de commissaire des vivres » (comme il le disait lui-même), — avant d'aller rejoindre Montmorency au camp d'Avignon ne dut pas négliger non plus de venir à l'aide de son lieutenantgénéral. Ce qui est certain, c'est qu'à la nouvelle que le roi déjà à Romans « devoit venir sabbas (çà bas), » il y eut, le 23 avril à Donzère, dans la maison de Pierre Sophise (fils de Pierre mort en 1532), une délibération prise par les consuls Jaume Joubert et François Bovier, et leurs conseillers Jean Mège, François-Claude Joubert, etc., pour aviser aux mesures à prendre, à propos de ce voyage ; « étant, disaient-ils, de coutume que le roy logeait toujours à Donzère ' ». Ainsi attendu et déjà précédé de deux ou trois jours par un messager de la cour, chargé d'ordonner les préparatifs d'usage, — préparatifs qui consistaient à marquer d'une croix blanche les

t . Note communiquée par M. le vicomte L. de Montravel, auteur d'une Histoire (inédite) des Évéques de Viviers,

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