‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 88 sur 122 · Histoire des guerres du Comtat-Venaissin, t. II, p · texte numérisé non relu

Histoire des guerres du Comtat-Venaissin, t. II, p

196 HISTOIRE DE DONZÈRE

M. l'abbé Vincent, qui s'est inspiré de son récit *, ce simple fait d*arnies ne serait rien moins qu'un de ces combats, renouvelés des héros d'Homère. D'Hourches n*est plus, comme dans l'histoire, près d'Ancône^ mais «aux pieds des remparts de Donzère, cherchant à les escalader, quand le capitaine Blacons se présentant avec un escadron de cavalerie qu'il voulut jeter dans la place, d'Hourches le mit en fuite et força la garnison protestante à capituler ». Ce qui est moins épique, c'est que ce même d'Hourches, « coUonnel de Bandes de Daulphiné », déjà célèbre pour avoir livré Montbrun prisonnier à Henri III, qui l'en récompensa par l'octroi des péages de Montélimar (environ 3,000 livres par an), sut extorquer à ses administrés une somme de 2,500 livres, dont il fit remise à la ville, la veille de sa mort (26 août 1577) «.

Donzère resta au pouvoir des catholiques jusqu'au 2 octobre qu'ils en furent chassés de nouveau par « un coup de main » des protestants. Mais, en changeant de maîtres, les habitants ne changeaient pas de condition : toujours la proie du plus fort. « Nous sommes battus et lapidés des deux côtés », s'écriait un contemporain (Gassander). Souvent, en rentrant dans le bourg, soldats catholiques ou huguenots, las de ces luttes fratricides, déposaient les armes et faisaient la paix ; mais le choc des opinions y rallumait bientôt la guerre, et les bourgeois eux-mêmes y prenaient part. « Ceux du Tiers Etat, lisons-nous dans une délibération consulaire du |er février 4579, se sont unys avec ceux du parti de la religion refiFormée, de manière qu'entre eux, d'un cousté et d'aultre, saisissent plusieurs lieux, villes et villages,

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