‹ Histoire de la principauté de DonzèreChapitre 93 sur 122 · Baron de Coston, Histoire de Montélimar · texte numérisé non relu

Baron de Coston, Histoire de Montélimar

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enfants en famille ou aux champs. A la fin de juillet, recrudescence du fléau : il frappa, entre autres, la fille de Claude Talpenas ; — ce qui fut un grand sujet de deuil pour la commune. — Avec la mort, la misère y sévissait: le conseil vota 500 livres pour parer aux besoins les plus urgents.

Toutefois, Donzère fut moins éprouvé que ses voisins, Saint-Paul-Trois-Ghâteaux, Châteauneuf-du-Rhône et le Bourg-Saint- Andéol ; mais si les consuls s'y multipliaient en ce temps d'affliction, le seigneur évêque, paraît-il, ne consolait que de loin « sa bonne ville ». A Saint-Paul-Trois-Ghâteaux, Févêque diocésain (Antoine Ducros) et son chapitre s'étaient réfugiés à Bollène. A Viviers, les chanoines se contentaient de contempler, de leurs fenêtres, les ravages de l'épidémie dans leur voisinage ; les cabanes remplies de malades, les paysans ensevelissant les morts ou les jetant dans le Rhône*. Vers le milieu de novembre, le fléau paraissant enfin s'apaiser; le conseil, tout en se relâchant de ses mesures, crut néanmoins utile de commettre quelqu'un pour donner « la passade », c'est-à-dire à boire et à manger aux mendiants « qui passaient chemin ». Cette commission, créée dans le but « d'éviter, disait le conseil, lespilleries et l'invasion des logis »^ devait être mise aux enchères, sous la condition que le débitant s'installerait à la campagne dans une hutte au clos de l'évêque, et cela jusqu'à Pâques; pendant lequel temps il serait privé de l'entrée dans la ville et de la fréquentation d'aucun habitant, ou obligé de « faire dixaine » et de changer de vêtements : — œuvre toute de dévouement, mais qui ne parut pas du goût des hôteliers. Aucun

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