‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 168 sur 570 · Cf. H. AiFFROY, Eiolulion du lestament en France, p. m · texte numérisé non relu

Cf. H. AiFFROY, Eiolulion du lestament en France, p. m

5. Fnrm. Andecav., 46 : « quia nialimus te, sacrosancti ecclesiae in honore sancti illius in id ipsuni monasiyrio hedifirate, quam reliquis heredibus nostris » (Zeimer, Form., j). -'0).

6. Bérétrudis qui insiituesa lille pour liéritiire lègue des biens aux monastères qu'elle a fondés, aux égli.sos et aux basiliques des confesseurs {Flist Franc, IX, 35, p. 390). Cf. Marcitlfi form.. Il, 17 (Zel-mer, p. 86).

7. Vita s. EvgenrJi, 1-2 (Script, reruni merov., t. m, p. IM); Ennodit;?, Vila s. F.fiiphani. 173 {Auct. antiquiss., i. vu, p. 100).

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rirhos bionfailours '. Colle poiissiore de dons minuscules a conlribué à construire le lcm])orol ecclésiastique comme un ciment impalpable répandu en lits épais constitue les substi-uctions d'un édifice, remplit les vides laissés par les matériaux de choix, enveloppe et unit les pierres de taille qui seules apparaissent au dehors, mais ne constituent que grâce à lui une masse cohérente et une solide muraille.

Les églises re(;oivent de toutes mains et aussi de toutes manières. Les formes que revêtent, àTépoque franque, les libéralités des fidèles sont très diverses. Il est des donateurs qui se conforment aux anciennes formules romaines. Plus souvent des notions projjres aux barbares se glissent dans les actes et en dénaturent le style. On se soucie moins de s'accorder avec des concepts juridiques périmés, de suivre des modèles traditionnels qu'un n'entend plus très bien, que de trouver une forme appropriée à des besoins nouveaux. Xi le droit romain, ni à plus forte raison les vieilles coutumes barbares n'avaient prévu un tel élan de pieuse générosité et n'offraient les moyens de le combiner avec de multiples exigences. Encore qu'elles soient toujours consignées dans un document écrit qui fait titre, les donations ne se distinguent pas quant à leur mode par de pures différences rédactionnelles. Les sacrifices consentis par les fidèles en faveur des églises vont se dégradant suivant là dose de spontanéité et de désintéressement qu'ils apportent à se dépouiller. Le clergé a en quelque sorte dressé l'échelle de ses préférences et varié l'appât des combinaisons qu'il propose aux pieux chrétiens. Le formulaire des donations s'est ainsi accommodé à la fois aux intérêts des églises et à ceux de leurs bienfaiteurs.

La donation pure et simple est pour le clergé la plus avantageuse de toutes. C'est sous cette forme et à l'exclusion de toute autre (pie les rois pourvoient aux besoins des églises et des monastères. Comme la marée remplit les estuaires sans vider les océans, le fisc dont les ressources parurent iontemps inéjjuisables einichit les églises sans que le roi songe à stipuler des délais, des conditions, des réserves. Quiconque aussi, roi, évoque, simple particulier fonde une église, un monastère, les dote immédiatement des biens nécessaires à la subsistance des clercs et des moines. Très souvent, au reste, un bienfaiteur

1. Le fait est rendu sensible surloul jiar le.s chartes de Sainl-Picrro do Wisscmbourg. Voir plus loin, chap. XIX, La puopuu'.tk KO.vciÈiui, § 1

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