‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 18 sur 570 · LES OBLATIONS · texte numérisé non relu

LES OBLATIONS

tarer que quand la population d'une cité fut toute chrétienne, révèque eut la haute main sur les cimetières i et régla seul les questions relatives aux sépultures.

En Gaule comme dans les autres régions de l'empire romain, les églises possédèrent, ainsi d'assez bonne heure les locaux nécessaires aux réunions des chrétiens, à la célébration des mystères, au logement des évoques et du clergé, aux sépultures des fidèles. Ces biens immobiliers, dont les églises ne peuvent se passer et qui ne cesseront jamais d'être une part de leur temporel, n'en sont pas l'assise la plus ancienne en date et n'ont pas fait naître la richesse aux mains du clergé. De telles propriétés coûtaient aux églises et ne leur rapportaient pas.

Les racines nourricières du temporel ecclésiastique ce furent les offrandes des fidèles destinées dès l'origine à subvenir aux dépenses des églises. Le clergé recueillit d'abord des offrandes manuelles, en nature ou en espèces. Plus tard les dons consistèrent aussi en biens-fonds et, dès lors, furent posés les soubassements de l'édifice temporel des églises.

De même que les premiers chrétiens mirent à la disposition du chef de la communauté maisons particulières et cimetières familiaux, ils apportèrent aux réunions où l'évêque célébrait les mystères, le pain et le vin nécessaires aux oblations saintes. Cet usage s'est nécessairement maintenu alors que la communauté possédait une église mais point de revenus. Mention est fréquemment faite dans les Gaules au Y" siècle de l'olfrande liturgique des fidèles -. Seuls peuvent faire l'oblation les chrétiens admis à la communion 3. Les noms des fidèles qui ont fait l'offrande du pain et du vin sont récités à l'autel par le célébrant ^*.

par la suite dans le cimetière où avait été inhumé saint Seurin iC. Jii.i.ian. Hist. de Bordeaux, \). 65).

1. Suivant Hincmar {Vila s. Hemigii, -24, Script, rcrum merov., t. m, j). S-.'O , saint Rémi aurait été inhumé dans le ciniUeriuin Rcinensi.s aecclcsiae. Mais un texte (lu IX* siècle ne peut prouver que les cimetières étaient au commencement du Vl" siècle la propriété de l'église.

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