‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 186 sur 570 · Oblalio/ics, oblatac ■ Cf. plus haut, p · texte numérisé non relu

Oblalio/ics, oblatac ■ Cf. plus haut, p

7. Cf. L. Di CHESNE, Les origines du culte chrétien, -i' éd., p. 195: F. Proust, Die abendlxndisrhe Messe vom fi/nften bis sum achten Jahrhundert, p. -274

OHLATIONS LITlKt^lQCLS 179

riiostie des saints autels i, à laquelle eux-mêmes communieront après révoque et les prêtres. Saint Césaire presse ses ouailles de faire l'offrande à Tautel divin : celui qui en a le moyen devrait rougir de communier de Toblation d'un autre -. En 585 encore, le concile de Mâcon décrète que, tous les dimanches au moins, l'oblation du pain et du vin sera faite par tous, tant par les hommes que par les femmes ^. A la messe, on conniiémore en récitant leurs noms ceux qui ont offert l'oblation *.

Suivant l'ancien rite, en vigueur encore au Y" siècle en Gaule ^,les fidèles venaient remettre eux-mêmes à l'autel, entre les mains des diacres, la matière du sacrifice à l'instant prévu par la liturgie de la messe. Cet usage a disparu au VP siècle. Au temps du concile de Mâcon, en beaucoup d'endroits l'hostie a cessé d'être apportée à l'autel par les fidèles s. A l'offertoire de la messe, le clergé qui ne peut plus compter sur les olfrandes spontanées du peuple, se rend au sacrariuni pour y chercher le pain et le vin. Cette procession qui s'est introduite dans le rite gallican au commencement du XI" siècle '' témoigne que les ofliciants ont cessé de recevoir à l'autel, des mains des fidèles, le pain et le vin du sacrifice s, comme c'était encore l'usage à Rome au temps de saint Grégoire ^.

Ceux qui dociles aux prescriptions conciliaires continuent à offrir l'hostie de la messe l'apportent au sacrarium ou se

1 . Conc. de Mâcon de 585, can. IV : « duiu sacris altarilms nullam ailmovent hostiam » (Maassen, p. 166) ; Grégoire de Toirs, Vitac patrum, II, 7 : « lectis Icrtionilras,... oblatis muneribus super altare Dei » (éd. Arndt, p. 7-29).

•2. I' Oblationes quae in altario consecrentur offerte. Erubescere débet bomo idonous, si de aliéna olilatione communicaverit » (Append. Vins^Se rmones de saint Augustin, 265, Migne, P. L., t. xxxix, col. 2238).

3. Can. IV : « decerninuis ut omnibus dominicis diebus aris oblatioab omnibus viris vol nmlieribus offeratur tam panis quam vini » (p. 166).

■I. Collectio ijosl noinina, Y» siècle : « (eorum) oblatio quorum ante altarem luum nomina recitantur... illis sit in beneliciis co])iosa » (Mone, Lateinisvlic. .. Mcsscn aits dcm ziceiten bis sechste)i Jahvhimderi, M'txsa IV, p. -2.")) ; " audiiis nominibus oflercntum » {Missale gothicton, VI' sit'cle, Mabillon, De Uturgia galUcana, III, 8, 11, p. 201 et 207) : « oflerenlum nominilms recensitis qui devota altarilms munera...» {ihid., 2\, \>. 228). Cf. Prorst, o^y. ct<., p. 304-5 et 382. Le concile de Màcon exhorte les fidèles à faire l'offrande du pain et du vin, ■< ut per lias immolationes et peccatorum .suorum fascijjus careant et Abel vel ceteris juste ollerentibuspromereantur esse consortes » (can. IV, p. 166).

5. Cf. plus haut, p. 13. Les messes du V' siècle éditées par F. Mone (Missa III, p. 19; IV, p. 23) mentionnent encore ces offrandes. Cf. Proust, p. 274.

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