‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 2 sur 570 · AVERTISSEMENT · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT

chapitre, de l'abbé ou des moines, du pontife romain. La discipline en matière de bénéfice se fixe, le droit canonique s"élabore, bientôt les codes apparaîtront. A la même époque, la propriété ecclésiastique avait revêtu déjà la forme la plus perfectionnée où elle ait atteint. La seigneurie d'église est constituée. Les grandes abbayes étendent bien loin le réseau serré de leurs possessions et de leurs prieurés. Jamais les établissements religieux n'ont été plus riches, jamais les moines et les clercs n'ont travaillé avec une telle activité et un tel succès à l'accroissement de leur fortune ; celle-ci n'a présenté, on aucun temps, une plus grande complexité de biens, droits et avantages, abrités alors sous une formule ([ui, dorénavant, ne sera plus ni aussi sûre ni aussi large. L'achèvement de l'édifice temporel ecclésiastique et du droit disciplinaire qui en régit les occupants autorise l'historien à s'arrêter au XIP siècle, puisque, au reste, il n'est sans doute pas possible, dans une étude d'ensemble, de porter plus loin l'investigation.

Ce premier volume prend fin avec les temps mérovingiens. La Conclusion justifiera sans doute, au jugement du lecteur, le parti qui a été pris d'opérer dans cet exposé une première coupure à la veille de la grande spoliation subie par les églises et les monastères francs, au A'IIP siècle. Les matériaux déjà réunis et prêts à être rais en œuvre permettront de faire I)araître assez prochainement la suite de l'ouvrage. Une seconde partie sera consacrée au temi)S des i)remiers Carolingiens, une autre à la période d'anarchie féodale, une dernière à la réforme de l'Église au XI" siècle.

Nous remplissons un devoir très agréable en remerciant M. Ch. Plister des conseils i)récieux qu'il a bien voulu nous d(jnnor au cours de ce travail.

Lille, 8 décembre 1009.

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