‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 32 sur 570 · Tiw. ad écries., I, 8, p. l · texte numérisé non relu

Tiw. ad écries., I, 8, p. l

4. Ibid., H, 5 : « qui exheredare nolunt saltini extriineos i>roplcr se... vus ipsos vestro exheredatis « (]>. KC)).

r.. Ihid., Il, 14, p. 11-' : 111. '.1. p. 11'.' : et. pins haiil. |). i et n. 4. C'es( dans le même sens ([ue Sidoine Apollinaire écrit ii Con.sentius : « quicquid ecdesiis spargis, tibi colligis •■ {Ej»i.sf., Vlll, 4, .UfcL aniiquiss., t. vrir, p. Vi^Y

(). Salriani eplsi, IX : rum mulli maxinuis opes herediiuis, interdum etiam exlraneis derehnqnant. Imc solum .se putent perdere, quod pro spe sua dederinl ac .salute » (p. 118). Cf. Thn. ad eccles., III, 0, p. ll'.i.

7. Tim. ad eccles., I, 10 : « Offerat ergo vel moriens ad lilierandum de perennitais ixpnis animam suam » (p. 1-29).

8. Ibid., p. 1-28. Salvien fait allusion aux expiations des pénitents.

'?. Ibid. : « offerat... quia aliud jaui non potest, sallini sulislanii.nn snaui. sed iilTerat tamen cuni coinpunctione ■> (p. 1-20).

10. Ibid. : " licet (illerat, nret deum. ni sua placeal .d.laiit., iilangeus id ipsum quod tarde offert. •>

II. Ibid. : « non offerat ipiasi i>paesumi)tione donanlis ,sed quasi humilitale solventis nec offerat cuni redeun)tionis liducia.sed cum supplicationis oHicio. ■

26 l'église héritière

chissement k leurs âmes i. Aux dons faits à une église s'attache un mérite expiatoire. Rien n"a plus fait que cette croyance pour renrichissement des églises.

Ces offrandes, Salvien ne les attend et ne les réclame que de ceux qui vont mourir. Les hommes, tels qu'il les connaît, sont trop attachés à leurs biens pour s'en dépouiller tandis qu'ils sont en bonne santé 2. A peine consentiront-ils à songer k leur âme k leurs derniers moments ; ne voudront-ils pas plutôt se survivre dans leur avarice en la personne de leurs proches? ■' Le prêtre de Marseille a pris la plume pour stigmatiser ces chrétiens qui laissent de grands biens k leurs parents, parfois k des étrangers, et qui ne considèrent comme perdu que ce qu'ils donnent pour leur salut K II ne combat dans ce long traité qu'une seule forme de l'attachement aux richesses, celle qui s'étend par delk le tombeau "'. Il est clair qu'aux yeux de Salvien, le patrimoine ecclésiastique se constitue et s'accroît surtout par des héritages.

Depuis qu'une constitution impériale a déclaré en :521 l'Eglise apte k recueillir des successions, c'est sans aucun doute en empruntant le plus souvent cette voie que la fortune vient aux églises. La loi promulguée par Valentinien en :J70 qui, pour mettre un terme aux pratiques de captalion des clercs, prononce contre eux la déchéance du droit d'hériter '', laisse intacte la faculté qu'ont les églises d'être instituées héritières ''. On a supposé que le pape Damase avait prié lui-même l'empereur de couper court k des abus scandaleux et dommageables aux églises elles-mêmes î^. Saint Jérôme déclare ne pas se plaindre d'une loi qui empêche les clercs de s'interposer entre la mère église et les chrétiens ses fils et qui permettra aux églises de recueillir l'héritage des enfants qu'elles ont engendrés et nourris '•'. A la lin du IV'' siècle, les églises et leurs

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