Can. XXXIII (Bruns, t. ii, p
7. Césairo, (lui doviciit évêque d'Arle.s dans les iii-cniiii-o aniiri's du \'I' sièele, lie posséd.'iil pas de iiatriinfiine : ■■ ciiin niliil de pairiiiiiiii Imiiis lialnu-i'iiii ■■ iTcsIinnCit. lier. hc,,rtl.. I. xvi. p. Idl .
S. Tels sailli lIiiUiilMl ( r/Yi-/ .V. //(//*r*/7/N. Il, .\rlil .v7///rr. .Jail\ . . I . 11. p. :iS-.>). sailli
llilaire d'Ai-les( V'(7« s.Hllarii. :>. Mai I. ii. p. -.'7: 1'u.mi:ri:, Dr rihi iim/rni/'l ■ II. '.». MuiN'K, 1*. L.. t. I.1X, col. 45:5).
'.I. Tiiii. ad cccivs., 111,4: «si qui a pareutilius lilii otlerunlur deu, oiiiniiius llliis poslpiiMunlur (dilali: indi^ui judicauUir hei-ediiale (|uia dij/iii fueriiii (•(ilisecralicine - •.\>'vt. aiitii/aiss .. I. l. p. Mlil.
CLERCS QUI Si; DÉPOUILLENT EN KAVEUU DE l'ÉGLISK 31
s'excusent de ne pas laisser à leur fils qui s'est consacré au Seigneur une part égale à celle de ses frères, sous prétexte qu'il convient à qui veut servir Dieu de renoncer aux possessions terrestres ^.
Pomëre presse les évèques de renoncer, suivant Texemple des saints prélats, à tous leurs biens personnels puisqu'ils jouiront de ceux de leur église -'. Si les clercs n'ont pas eu le courage de sacrifier leur avoir patrimonial, qu'ils renoncent du moins à ce qui est dû à leur labeur et à leur ordi-o. Ils ne jouiront de leurs biens sans péché qu'à C(jndition (rabandonner à l'évoque leur solde ecclésiastique atin qu'il en dispose en laveur de ceux qui ne possèdent pas ■',
Mais l'idéal de vie i)arfaite qu'à la fin du V* siècle le prêtre arlésien proposait à ses collègues n'était sans doute accepté que d'un petit nombre. Èvêques et prêtres gardaient, leur vie durant, leur patrimoine dont l'église n'était pas toujours héritière. Au reste l'ascétisme mitigé que prêchait Pumère favorisait lui aussi l'accroissement du temporel ecclésiastique. Les évèques et les clercs qui se sont réduits volontairement à la pauvreté ont abandonné quelquefois leurs biens à leurs parents ou les ont distribués aux pauvres, mais ils ont pu aussi ne s'en dessaisir qu'en faveur de leur église ^. Aux yeux du prêtre d'Arles, Pomère ^, comme du prêtre de Marseille, Salvien '\ tout clerc doit accroître de ses biens propres le patrimoine ecclésiastique. Il ne devait pas être rare à Arles qu'un clerc remit tout ou partie de son avoir aux mains de son évêque. Pomère recommande en effet à celui qui a donné à l'Église de quoi couvrir les dépens auxquels il l'oblige, de ne pas se préférer aux autres clercs qui n'ont pu se dépouiller comme lui parce qu'ils ne possédaient rien ".
Défense est faite aux évèques et aux clercs de retenir au l)assage la richesse qui par leur canal doit couler naturellement vers les églises. La discipline africaine, dès la fin du IV" siècle, n'admettait pas qu'un clerc entré pauvre dans les ordres ait