‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 413 sur 570 · ExNODir.s, Vita s. Kplpltani, 17.3, p · texte numérisé non relu

ExNODir.s, Vita s. Kplpltani, 17.3, p

7. Le Blant, Inscript. chrél. de la Gaule, \-2'> : « Caiiiivus plaudil liber sesc esse redeniptuni », î. n. p. '.>7.

8. Op. cit., 4ÛÔ : <• Nil propriuni cupiens redeniii quos pd.s.sidet lioslis », p. "jC. v>. Ei>ixt. ausha.s., 0 {Kpisl. tncrntv. aevi, t. i, p. 117).

10. VUa s. Llvinii, 13 {Acta satict., Février, t. il, p. 070).

II. FoRTi NAT, Caria., IV, 9 : •■ ad qin'iii. . . |»reliinn ciplivus liabebal <{Atict. aiUiipn.s.s., l. IV, p. prior, p. M).

1,'. IX, 9: <• Nudos veste legis, cai)livii vincula sulveiis, depnsilo reddens liiiera nilla jugo » (p. 21(j).

i:i. IV, 8 : ' Implesti pmjjriis viduaiaiii civiluis urlu-iii viJi'runt(|ue suos le rcdiiuente laros » (p. 85).

11. Vi'a .V. Gcrinani, LXXII : ■■ Quanta fnerit redeiiiplionis ellusio. nuUalenus cxpiicabilnr. .. l'nde sunt contiguae génies in testinionium, Hispanus, Scotius... etc. ■■ (I-. pnst., p. -20).

362 RANfONS PAYÉES PAR LE TRÉSOR DES ÉGLISES

régions flamandes qu'il évangélisait d'innombrables caj^tils et esclaves originaires des régions Iransmarines i. Dans l'Italie ravagée par les Lombards, Grégoire le Grand lui-même n'a pas plus fait que les évêques francs du VP" siècle pour soulager et rendre à leurs foyers ceux que la guerre réduit en servitude.

Payer la rançon des captifs est l'une des dépenses obligatoires des églises. Leurs ressources ordinaires y doivent subvenir. Les pontifes pressent les fidèles de payer la dime afin, disent-ils, qu'elle serve au rachat des prisonniers -. Mais lorsque la guerre sévit dans le pays même, que des troupeaux d'hommes enchaînés sont i)arqués dans les villes et implorent la pitié des évèques, le trésor des églises s'ouvre et leur réserve s'éparpille entre les mains des soldats et des trafiquants afin qu'ils lâchent leur proie. Pour délivrer les prisonniers dont regorge la ville d'Arles au temps du siège, saint Césaire a commencé par dépenser tout l'argent que son prédécesseur Eonius avait laissé dans les coffres de l'église 3. Saint Epiphane a répandu en Burgondie des monceaux d'or *.

A défaut de numéraire, les saints évèques consacrent au rachat des captifs les objets de prix qui sont à leur usage personnel ou qui forment le mobilier de leur église. Saint Césaire d'Arles n'ayant plus ni or, ni argent, donne la chasuble blanche qu'il revêtait aux fêtes pascales °. Pendant son séjour en Italie, il reçoit en présent de Théodoric un plat d'argent ; il s'empresse de le faire vendre par ses ministres et d'en employer le prix à délivrer des prisonniers 6. Childebert I" avait offert à saint Germain de Paris un cheval de selle, en le priant instamment de le conserver pour son usage personnel, mais le saint rencontre un captif dont la plainte est écoutée plutôt que la prière du roi, et la monture servit à procurer la liberté au malheureux ''.

En faveur des captifs on disposera même, s'il n'est point d'autres ressources, des pièces d'orfèvrerie et des vases sacrés

1. Vita X. Aiitandi, 8 et 11 (Mabili.on, Acta sanci. O. S. B., l. ii, )). (3W et 6S5). Au dire du l)i(>graph(,'(IX' siècle) de saint Silvin. ce saint évèque qui évangélisait le pays de Thérouanne, rachetait des captifs dans les régions les jdus lointaines (Vlta, 8, t. m, p. I, p. 286).

2. Epist. eplscoporum provinciae Tia-nn. ail plcbcm, 507 (Maassen, p. 138; : Conc. de Mâcon de 5^5, can. V (p. 1C7).

3. Vita s. Caesarll, I, :i-2 {Script, rcrum oicnn-., 1. m, ii. MO).

4. ExxoDirs, Vita a. Kpiphani, 173 : c posl(iuaui ])ecuniaruni illf cumulus effussus est » (At'ct. antiquiss., t. vu, p. 106).

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