CtRKGOIRK de Toi rs, lîi.tl. FriiiX., II, •24. ji. 8iV
7. Kpltaphe d'Eugénia : - Pascere jejunos <.mii(Iims fcslina rnrmiii » (Kn. i.k Blant, Inscript, chrél., 543, t il, p. 284).
8. Saint .Ikrôme, Episl., CXXV, -20 : <■ esurif-ns paMil alios et ((i)e pallcnle .jpjnniis, fanie lorquptur aliéna ; omnenique suhsuuuiani Christi vi.sceriijus erotravii, .. (MuiNi:, P. L., t. xxii, roi. 10S5).
'.1. fhid.
10. SiDOiNK .VfOLLiNAiRK, Epi-st., VI, 1-2 : •' posl gothirani rlepopulalionem... peruliari sumjitn inopiae roninuini i)er desolalas Gallias jrraliiila frnmeiila misisti. mm labescenlihns faine jiopulis niminm coiiliilissps. si coiimierein fiiisset speoies ista, non inuneri «{.Kiirt. antiquiss., t. viii. p. 102).
♦ ASILE DONNK AUX IMMIGRANTS i'>
Avignon, Aps, ^'alence, Saint-Paul-Trois-Châteaux. l/Auvergne elle-même, quoique éloignée et soumise à d'autres maîtres, bien qu'aucune voie fluviale n'y mène, a reçu des cargaisons qu'elle n'était pas en état de payer. Dans toute l'Aquitaine on célèbre ses louanges K
Beaucoup ont émigré, chassés par les barbares ou fuyant un pays ravagé qui ne peut plus les nourrir. Le poème De la providence divine fait apparaître un vieil évoque, expulsé de sa ville incendiée et qui guide son peuple, ses brebis déchirées, vers la terre d'exil 2. Ceux qui cherchent dans des régions moins éprouvées un abri et des moyens d'existence les trouvent souvent auprès des églises. Voici, écrit Sidoine Apollinaire, que l'Auvergne abandonnée aux barbares n'attend plus que le supplice. A sa prière, l'évêque de Marseille, Graecus, préparera des terres pour les exilés, un viatique pour les voyageurs. Si les murs de Clermont sont enfoncés par l'ennemi, que du moins ceux de Marseille soient ouverts aux hôtes arvernes 3. Un clerc, originaire sans doute de cette région, fuyant devant les Goths dévastateurs, s'est établi avec sa famille au territoire auxerrois et a ensemencé un petit champ appartenant à l'église d'Auxerre *. Il est sans doute d'usage déjà que les évêques accordent à des étrangers nécessiteux {peregrini) la jouissance en précaire ou à litre de colons, d'une ])arcelle de terre '■'.
Heureux encore ces affamés et ces exilés qui ont du moins échappé aux fers '' : «Combien, écrit un poète chrétien, ont
1. Sidoine Apollinaire, EjJint.^vl, l-nAuct. antiqviss., t. viii, p. I(j2).
•.'. ôy : « Cum sacer ille senex plebeni, usla imlsus al» ui-be, ceu pastor laceras duceret exsul oves » (Migne, P. L.. t. i.i, col. 618).
a. /iiJist., VII, 7, à Graecus : « parate exulibus lerram,.. viaticvim peregrinaturis. Si inuru.s noster aperilur ho.slibu.s non .sit clausus vesler hospitibu.s ■< (Àuct. antiquiss-, t. viii, p. 111). Cesl au.ssi à Mar.seille ()ue s'esl réfugié Paulin tic Pella (cf. p. précéd). Suivant P. Oro.se (Hist. adv. pag., VIII, 41, Corji. ■script, eccles., t. v, p. 553), les barbare.s ne s'op])osent, pas au départ de ceux (|ui préfèrent s'exiler et même ils leur facilitent le voyage.
4. Ejiist., VI, 10, à Censorius, évèque d'Auxerre : « Geruluin litleraruni levitici ordinis honestat officium. Hic cum faniilia sua depraedalionis gotbicae lurbinem vilans in territoriuni vestrum dflatus est ijjso... pondère fugae : ubi in re ecclesiae, cui sanctitas tua pracsidet, parvam sementeni semioonfecto caespiti advena jejunus injecil •> (p. 100). Sidoine demande que ce clerc puisse garder l)oui' lui toute la réct)lte afin qu'il ait des ressources suffisantes pour retourner (lan.s son pays.
5. Le conc. d'Agde en 50<J (can. VII. Hrins. t. ii, p. I H) aulnri.se les évêques .'i accorder l'u.sage d'une petite terre à ûfiiperenriiii. La lettre de Sidoine, précédemment citée, api)elle le réfugié dont elle recommande les intérèls m\ perforiinis hoiiin.
I'.. Saint Jkuo.mk. KjusI., CXXV, -.JO; ■• nimium potens est ([ui servire non cogilur " (MioNE, P. L., l. XXII. col. 1085). Cf. la note sur le rachat ties capUfs insérée par Ed. Le lilani au t. il des litscript. chrël. île la Oavlc, \}. -28.5 et suiv.