‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 515 sur 570 · LRS HÉRITIERS SE METTENT EN POSSESSION · texte numérisé non relu

LRS HÉRITIERS SE METTENT EN POSSESSION

s'oppose à rexéciition des testaments faits en leur faveur i. Gontran remit plus tard au clergé les biens que son frère avait ainsi interceptés ^ On ne sait si Chilpéric les adjugeait à son fisc ou les attribuait aux héritiers frustrés.

Il arrive aussi, et c'est peut-être le cas le plus ordinaire, qu'un parent du défunt se mette lui-même en possession des biens légués aux églises, ou s'y maintienne par force. Les évêques se plaignent, en eflet, qu'on retienne ce qui leur est donné ■>. Le lils d'un défunt ou l'héritier institué par lui, après qu'il est entré en possession de l'héritage, refuse sans doute souvent de délivrer au clergé et aux moines les legs pieux inscrits dans le testament *. Un proche, évincé de tout droit au profit d'une église, recourt à la violence et se 'saisit des biens que les dispositions testamentaires de son parent lui refusent ^ Aussi, les conciles défendent-ils de rien distraire de l'avoir d'un évêque défunt avant l'ouverture de son testament ^ ; on craint sans doute que ses proches ne fassent hâtivement main basse sur la succession et, qu'une fois nantis, ils frustrent l'église des legs importants que le testament stipule pour elle, quand il ne l'institue pas légataire universelle. En pareil cas, c'est le clergé qui intente un procès au spoliateur, si l'anathème ne sutlit pas à le contraindre à restituer.

Au plaid, oîi le représentant de l'église comparaît avec son adversaire, que l'église attaque ou qu'elle soit défendeur, il importe avant tout qu'elle puisse produire l'acte qui fait titre en sa faveur. Si en dépit des prescriptions des lois barbares, le donateur a négligé de consigner par écrit ~, devant le

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