DOTATION DES BASILIQUES URBAINES ET RURALES
dans plusieurs autres ril.lae ; avec les dépendances ordinaires d'un grand domaine, champs, prés, forêts, la dotation de cette basilique comprend des églises, qui sont de simples oratoires '. L'église paroissiale du r/icus de Brioude est, dès le temps de Grégoire de Tours, nantie d'un riche patrimoine qui s'accroît sans cesse à la laveur des prodiges opérés par saint Julien dont elle possède les glorieux restes. Les basiliques urbaines, qui renfei'ment le tombeau d'un saint illustre, comme Saint-Martial de Limoges -, Saint-Martin de Tours ^ attirent des dons plus riches et plus nombreux que n'en recueillent les églises épiscopales elles-mêmes
Basiliques urbaines et églises paroissiales ont été aptes à recevoir avant de l'être à retenir. Au milieu du V siècle, ce qu'on donne à une église rurale peut être enlevé par l'évêque. C'est par laveur accordée à un collègue que les biens donnés par un prélat à l'église qu'il a bâtie dans un autre diocèse ne ])euvent en être distraits i)ar l'évêque du lieu *. Les revenus des biens-fonds dont une église rurale est dotée sont perçus par l'évêque diocésain. Au temps de saint Rémi, l'évêque de Liège, qui s'est saisi de l'église de Mouzon, se fait porter les récoltes et les tributs des colons, qui sont dus en droit à l'évêque de Reims ^'. En 511, le concile d'Orléans stipule que tout ce qui est offert aux paroisses en terres et en hommes est au pouvoir de l'évêque ^. Il en est de même encore en 538 de toutes offrandes semblables faites aux basiliques des villes ''.
La rigueur de l'ancienne discipline fléchit d'abord au regard
1. Zeiss, I>j6 (-1C>). p. 185: ■227 (718). p. 217; M. Stulz (Gcsch. d. KirclU. hc/teficiaHcesens, \\. MO, n. 27) estime qu'il s'agit dans tous ces textes de l'église de Saim-Martiii d'Einville. — La basilique Notre-Dame du ricus d'Evron qui hérite eu 612 d'IIadiiindus, évèque du Mans, un grand numjjre de cLllar (Farukssi's, JJiploiii., :j00, t. II, ]). 70), basilique fondée i)ar un aiibé, est peut-être non pas une église paroissiale (Sti tz, p. 75, n. 4y), mais une l)asili<iue monasti(iue. L'église du rictf-s lionisiacinsis dotée par Ermenthrudis (P.vrdessis, 1.">2, i). 257), et qui est desservie par des frat.res (ibirl.)i'sl sans doute aussi l'église d'un monastère. De même, seml)le-t-il, la basilique de Saint-Pierre Talniatin à qui le diacre Grinn» lègue le tiers de la villa Talmatio ainsi que d'autres l)iens (Bkykr, (i, p. 0) et ((ue M. Stulz (p. 75, n. 51) regarde comme une église paroissiale.
'■i. Cf. Cm. de Lastevrie, h'abbai/c de Saint-Martial, \). ;w.