‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 70 sur 570 · PRÉTENTIONS DES FONDATEURS ET DES GRANDS PROPRIÉTAIRES · texte numérisé non relu

PRÉTENTIONS DES FONDATEURS ET DES GRANDS PROPRIÉTAIRES

rurale fut reconnue propriétaire ^ Mais alors comme précédemment révêque dénie au maitre du domaine tout pouvoir sur le patrimoine de Téglise de sa villo. ^.

Ces exigences ont provoqué une opposition, qui n'a cessé de croître, de la part du grand propriétaire qui considère comme sienne Téglise de sa villa, et peut-être de tout fondateur d'église qui l'a bâtie sur son propre fonds. Déjà un concile tenu à Orange en 441 fut obligé d'interdire à quiconque élève une église de la faire consacrer par un autre évéque que celui du diocèse 3. Vraisemblablement une église dédiée par un i)rélat de passage échappait à l'autorité de l'ordinaire, au profit surtout du propriétaire du domaine. Ce concile n'accorde qu'aux évèques fondateurs la faculté de présenter à l'évéque du lieu le clerc à qui ils souhaitent confier leur oratoire ; peutêtre déjà des propriétaires laïques émettaient-ils la prétention de le choisir eux-mêmes. AuVP siècle, les conciles interdisent aux clercs étrangers de desservir, sans la permission de l'évéque du diocèse, oratoires ou basiliques '', aux propriétaires des domaines de les introduire dans leurs oratoires '». Il semble bien qu'en fait les propriétaires choisissent à leur gré le prêtre de leur église ; mais l'épiscopat ne veut pas qu'ils puissent la confier à un clerc qui ne dépende pas de l'ordinaire. Les évêques se préoccupent d'empêcher le clergé de se placer sous le patronage des puissants *^. Ces potentes dont les clercs se font les clients, ce sont: soit le grand propriétaire voisin de l'église de la cité ou du l'icus, soit le maître de la villa dont ils desservent l'oratoire. Les clercs des paroisses établies dans les domaines des grands personnages s'ajjpuient sur eux pour

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