‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 2)Chapitre 83 sur 570 · LES MOINES PRENNENT POSSESSION DES BASILIQUES URBAINES · texte numérisé non relu

LES MOINES PRENNENT POSSESSION DES BASILIQUES URBAINES

Colombe et saint Loup, que vers le milieu du VU" siècle'. Nous ne savons si la basilique de Saint-Maximin, au faubourg de Trêves -, abritait, au VI" siècle, une communauté monastique. Il est peu probable qu'au temps de Grégoire de Tours, des moines aient célébré Tofflcedans la basilique de Saint-Martin ■^; un monastère n'a peut-être été établi auprès du corps du thaumaturge qu'à la fin du VIP siècle ^. Auprès du sépulcre de saint Rémi à Reims, des religieux ne s'établiront que sous l'épiscopat de Tilpin, dans les dernières années duVIIP siècle ^. En 702, la basilique de Saint- Vanne de Verdun était encore desservie par de simples clercs, sous la présidence de l'archidiacre de l'église de Verdun *>. Le clergé attaché au service de la basilique de Saint-Martial de Limoges ~ n'adoptera la vie monastique qu'au milieu du IX^ siècle ^.

Mais tôt ou tard, le sépulcre d'un martyr, d'un saint évèque reposant dans la cité qu'il évangélisa, aura le plus souvent des moines pour gardiens. Serviteurs du saint, ils seront les bénéficiaires de toutes les aumônes, qui lui sont faites. Là précisément oii les reliques des confesseurs et des martyrs les plus

I. Le privilège, d'ailli-urs suspect, accr^rclé par Einiiiu à ce monastère en 659 (Pardessus, .'«3, t. ii, j). 109) parait délivré à un établissement récemment institué. Cf. L. Dichesne, Fastes épisc , t. ii, p. 3%.

•2. La ba.silique de Saint-Maximin de Trêves est signalée à plusieurs rc])rises dans Grégoire de Tours {HLst. Franc, VIII, 1-2, p. 33-2: Vitae jialrum, XVII, 4 et 6, p. 731 et 733 ; Gloria conf.,9\-^, p. 806-7). dans le testament de Grimo (Beyer, 6, t. I, ]). 7\ sans que mention soit faite de la présence de moines.

3. M. Vaucelle (La collégiale de Saint-Mariin, p. -29 et suiv.) estime que Saint-Martin de Tours était dès lors un monastère Mais Vabba.s signalé par Grégoire de Tours(Hist. Franc. VII, 29, p. 310; X, 31, p. 444; De virt. .v Mari., IV, 11, ]). 652) nVst pas nécessairement le chef d un monastère, mais sans doute seulement le gardien de la basilique ici. plus haut, p. 5i, n. 1). Les religiosl scandalisés par la conduite d'Ebcrulfus et de .'^es gens (Ilist. Franc VII. i-i. p. 303: cf. Vaiceli.e, p. 32-3) sont simplement les gens qui ont des sentiments religieux. S'il y avait eu à Saint-Martin des moines, il en eut sans doute été fait mention dans l'œuvre de Grégoire, où l'histoire de cette basilique tient uue si grande place.

4. Le privilège jx'rdu de rhrotl)ertus (653-74), le i)rivilège susi)ect d'.\déodal (674). celui d'IJjbo (720) sont accordés à des moines A la vérité aucune de ces pièces, pas même celle d'Ibbo qui cite le privilège d'.\déodat, n'est d'une authenticité certaine. Toutefois on ne voit i)as pourtpioi au IX' siècle les chanoines de Saint-Martin auraient fabriqué des i)ièces qui montrent la communauté soumise ;') la règle de saint Kenoii (cf. V.mtei.i.e. p. 430-1).

5. Fi.ODOAKi), Hist. li'riii. acl . II, M (Script . . I. xiii. p 161). firégoire de Tours signale .seulement VahOns de la liasilique illist. Franc.. X, 1'.'. p. il:!; Gloria conf., 78, p. 795).

6. Dipl. fie Pépin (Pertz, Diploni. maj . doitms, .3, p. 92>. Le testament <le Grimo signale simplement la « ba.silica donini Pétri et doumi Vitoni... ulii leprosi résident » (Beyer, 6, t i, p. (>;.

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