Biblioth. Cluniac
5. Odon, sur l’ordre de l’abbé Bernon, par conséquent avant 926, a pris ses tablettes (tabellas arripui) pour composer ses « Collationes » (Préf. Migne, CXXXII, col. 519), ouvrage qui a dû être mis au net parles scribes de l’atelier. C’est à Cluny qu’Odon a écrit, alors sans doute qu’il était abbé, la vie de saint Géraud qu’il dédie à l’abbé Aynard, son « conservus », sans qu’il soit fait mention d’un ordre* donné par Bernon (col. 639). C’est évidemment à Cluny, que Syrus, à la demande de Garnier, prieur du monastère, écrit la vie de saint Maieul qu’il dédie à l’abbé Odilon (Migne, CXXXVII, 745). Celui-ci a composé aussi à Cluny les vies de saint Maïeul (Migne, CXLII, 943) et de l’impératrice Adélaïde (col. 967). Sa propre vie, écrite vers 1050 par le moine Jotsaldus, son disciple, (col. 897), sort sans doute du scriptorium clunisien.
6. Cf. Oursel, La miniat. au XIIe siècle à l’abbaye de Citeaux, et Les mss. à miniât, de la B. de Dijon. Les mss. achetés ou exécutés avant la proscription fulminée par saint Bernard, sont les plus soignés ; mais les mss. copiés par la suite dans le style et avec le décor plus simple que comporte l’austérité de la règle, ont reçu aussi parfois une ornementation discrète ; cf. Morel Payen, Les plus beaux mss. de la B. de Troyes, p. 4-5.