SCRIPT0R1UM » DE SAINT-MESMIN DE MICY
mais nutritius de Fleury, fut exécutée pour la première fois (primo insonuit) dans le monastère, sur l’initiative du préchantre Helgaud 1.
Dans la même région orléanaise, Saint-Mesmin de Micy avait aussi un scriptorium actif dès le temps de l’évêque d’Orléans Jonas (825-843), de l’abbé Héric et de l’abbé Pierre (840-59). C’est évidemment dans le scriptorium de Micy qu’ont été écrites au IXe siècle les deux vies de saint Mesmin qui nous sont conservées, la vie anonyme précédée d’une dédicace en vers adressée à Louis le Pieux 2 et où est relatée la translation faite du corps du saint au temps de cet empereur, de l’évêque Jonas et de l’abbé Héric 3, et l’ouvrage du moine de Micy, Bertoldus 4, qui prie l’évêque Jonas de parcourir le manuscrit et d’en corriger les fautes 5. Parmi les hommes qui, à cette époque, ont illustré le monastère, le moine Létaldus citera plus tard Haymon, Stinogandus, Dructésindus, Bertoldus, vir très instruit qui a écrit la vie de saint Mesmin et enfin Pierre, dont Yeruditio et le studium sont encore célèbres en son temps. Car Pierre, ajoute-t-il, a donné à Micy divers livres d’histoire corrigés et ponctués de sa main (diversarum historiarum libros, proprio labore correctos et distinctos), qu’il a déposés sur l’autel de saint Étienne le jeudi saint, « ut ipsi libri testantur » 6. Sur un exemplaire d’un traité d’Alcuin qui provient de ce monastère, une inscription en effet indique que ce livre appartient à Saint-Mesmin, que l’abbé Pierre a ordonné de l’écrire et le jeudi saint l’offrit avec l’hostie salutaire sur l’autel de saint Étienne ; anathème est jeté sur celui qui ravirait ce livre à Saint- Mesmin 7. Sur un manuscrit du traité de saint Hilaire sur les psaumes, est apposée la même note : elle précise que le