‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 3)Chapitre 245 sur 1207 · MINUSCULE PARFAITE, MINUSCULE DÉCADENTE · texte numérisé non relu

MINUSCULE PARFAITE, MINUSCULE DÉCADENTE

crits peuvent être assignés à l’âge et à la manière du style parfait 1.

Une période d’apogée s’ouvre au temps de l’abbé Vivien, époque où le développement plus tardif jusque là de l’art ornemental rejoint celui de l’art calligraphique, qui atteint l’expression la plus parfaite, sans aucune trace archaïsante de l’ancienne cursive. C’est alors que sont produits la Bible de Vivien 2, le Sacramentaire de Marmoutier 3, les Évangiles de Lothaire 4, les Évangiles de Prüm 5 et quelques autres manuscrits 6 qui peuvent être considérés comme les chefs-d’œuvre de la calligraphie tourangelle.

Après cette courte époque d’apogée commence une période de décadence, qui ne se manifeste entre 86o et 870 que par des signes encore peu sensibles 7. Les manuscrits postérieurs font apparaître une écriture qui continue avec moins d’élégance le style de la grande époque et qui revient, après le stade de la perfection, à celui de l’écriture régulière qui avait précédé celui-là. On a désigné cette écriture sous le terme d’écriture parfaite décadente.

Mais d’autres manuscrits de la fin du IXe siècle portent la marque d’une régression bien plus forte, d’une réaction

1. Rand, 70-104, p. 131-150, PL 85-117. Il y faut ajouter le ms. exécuté par Dodaldus qui ne figure pas dans cette énumération.

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