B. Munich 3731, cf. Lindsay
5. La minuscule anglo-saxonne apparaît dans le ms. de la B. de Bamberg du IX° siècle, E III, 19, Lindsay, 446 ; dans un ms. de la B. de Wolfenbüttel de même provenance (Helmst, 496 a, Heinemann, Cat. 533, I, p. 3 77 et PL).
6. Les Évangiles de Cutberct (B. Vienne, 1224) proviennent de cette église (Lindsay, p. 492).
7. Werden a possédé un certain nombre de manuscrits exécutés en minuscule anglo-saxonne des VIIIe IXe siècles, les Homélies de saint Grégoire, écrites pour Hildegrim à la fin du VIIIe siècle et offertes par lui à Werden, fondé par son frère Liudger (B. Berlin, lat. theol., F 356), les Épîtres de saint Paul écrites aussi pour Liudger (F 366), ainsi qu’un Évangile de même écriture (Q 139) ; cf. Lindsay Notae lat., 446-7.
8. En provenance de Lorsch, les mss. de la B. Vaticane, Pal. 1 77, 202, 220, 259, sont en min. anglo-saxonne ; les mss. Pal. 195, 829 et Paris, B. N. 16668, sont partie en écriture anglo-saxonne, partie en écriture continentale ; cf. Lindsay, Notae lat., 479-80 et The Lorsch script., VII, Anglosaxon Script., p. 30-33. Le ms, 195 porte en finale la souscription du scribe Jacob et une autre main anglo-saxonne, signale que ce moine errant et fugitif a été contraint en portant des chaînes d’écrire ce livre (p. 30).
9. Ainsi Céolfrid, dont la Bible a été établie suivant les exemplaires de la Vulgate rapportes par iui-même de Rome, y a fait parvenir en 716 par ses serviteurs un exemplaire lie sa Bible, le. célèbre codex Amiatinus de Florence ; cf. S. Berger
APPORT ANGLO-SAXON AUX Xe, XIe SIÈCLES
A la différence des manuscrits irlandais, l’apport sur le continent des livres anglo-saxons, notamment des livres d’usage liturgique, ne se ralentit pas aux Xe et XIe siècles. Un Pontifical anglo-saxon du Xe siècle était au XIe la propriété d’une église d ; France probablement Notre-Dame de Paris 1. Un Pontifical exécuté pour une église anglaise au Xe siècle a été transporté aussi sur le contin nt au siècle suivant 2. La Sainte Chapelle de Bourges possédait un Psautier latin avec version anglaise et addition de litanies invoquant des saints anglais, manuscrit d’écriture anglo-saxonne que dom Martène déclarait vieux de six ou sept cents ans et qui datait par conséquent du Xe ou XIe siècle 3. Une vie de saint Wilfrid d’York exécutée au Xe siècle en écriture anglo-saxonne a appartenu au monastère de Saint-Germain des Prés 4. A la fin du XIe siècle, un abbé de Saint-Bénigne de Dijon aurait acquis trois cents volumes en Angleterre 5. Saint-Benoît de Fleury a reçu au temps de l’abbé Gauzlin « a transmarinis part bus » un Sacramentaire du monastère de Winchcombe qui subsiste 6, et du monastère de Ramsey un Bénédictionnaire qui paraît lui aussi être conservé 7
Ce sont surtout les églises de la région de l'ouest qui, en relations constantes avec l’Angleterre, se trouvent pourvues alors de manuscrits anglo-saxons. Il subsiste un Bénédictionnaire anglo-saxon du Xe siècle ayant appartenu à l’église de Rouen 8 et un Sacramentaire anglo-saxon du comraen-
1. B.N.lat. 943. Auf° i54,aété transcrit, à la fin du XIe siècle, un catalogue des livres de cette église déciée à Notre-Dame et dont Dodo était gardien. Cf. de Bruyne, Le plus ancien catal. de Notre-Dame de Paris, R. bé'iéd., 912, p. 482.
2. B. N. lat. 943, cf. Delisle, Cab. des mss., III, 268 et II, 446.