‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 101 sur 1203 · INFLUENCE DE L'ART ANGLO-SAXON · texte numérisé non relu

INFLUENCE DE L'ART ANGLO-SAXON

cernent du XI® siècle qui fut donné au monastère de Juniièges 1, Ce monastère conservait encore au XVIP siècle ijn exemplaire des Évangiles dont les plats de reliure avaient été couverts d'or, d'argent et de perles et qui avait été donné par Rainald, abbé de Bark-Shire. Le même monastère posr sédait aussi un Psautier apporté d'Angleterre vers la fin de l'an mil, avec des litanies oii place était faite aux saints anglais ^. Saint-Wandrille était également en possession d'un Missel du XI® siècle exécuté à l'usage d'une église d'Angleterre ^.

Quelques-unes au moins des œuvres qu'a produites l'école d'enluminure qui s'est formée à Winchester ont certainement été importées sur le continent, en particulier dans la région voisine du détroit. On ne peut s'expliquer autrement l'influence qu'elle a exercée, en particulier à Saint-Bertin ^, au temps de l'abbé Otbert et pendant tout le XI® siècle. Il est vraisemblable que dans les monastères voisins du détroit on a possédé des manuscrits à peintures venus d'Angleterre et que peut-être le passage de moines anglais a contribué à implanter les formules adoptées par les artistes locaux.

§ 3. — L'apport de l'Italie.

Les Bénédictins et les paléographes du siècle dernier '' ont désigné sous le terme d'écriture lombardique des types d'écriture en usage au VIII® et au début du IX® siècle dans

tionnaire de saint ^thelwald ; cf. Delisle, Cab. des mss., II, 446 ; Ane. Sacrant.,' p. 217, et John Gage, The Bened. of s. Mthelwood with a description of the Bened. of archbishop Robert, Londres, 1832, in-40.

1. B. Rouen, nis. 274 (dit Missel de saint Guthlac). Une inscription rapporte qu'il a été donné au monastère, avec des pallia et autres ornamenta, par Robert, abbé de Jumièges, après qu'il fut devenu évêque de Londres (en 1044), (Vernier, Chartes de Jumièges, 23, p. 70). Le ms. paraît avoir été exécuté à Winchester ; cf. Delisle, Ane. saeratn., LXXXI, p. 220.

2. Montfaucon, Bibl. BibL, cat. des livres de Jumièges, 6, 15, t. II, 1204-5 ; livres ecclés. de Jumièges, 10, p. 1216.

3. Montfaucon; cat. des livTcs de S. Wandrille, III, t. II, p. 1195.

4. C'est le cas du Psautier enluminé par l'abbé Otbert, suivant le style de cette école (B. Boulogne, 20), de l'Évangéliaire exécuté à S. Bertin à la même époque (ms. Il) et du ms. des vies des saints Bertin, Folquin, etc. (ms. 107). Cf. P. Hériot, Les mss. illustrés de la B. de Boulogne, dans Bull, comité flamand, 1934, p. 194-5.

5. Sur la B scriptura langobardica » d'après Mabillon, cf. Traube, Gesch. d. Palaeogr., dans Varies., t. I, publié par Lehmaim, p. 25, et Perrona Scottorum, Vorles.,t. III, publié par Brandt, p. 97-8. Après Mabillon, l'écriture lombardique est signalée par Marténe {Voy. littér., I, 91 ; II, 138), par Montfaucon {B. B. II, 1196). L. Delisle désigne encore une série de mss. comme exécutés en écriture lombardique {Cab. des mss., II, 11, 122).

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