‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 283 sur 1203 · B. Orléans 221 (199) ; cf. Lindsay, loc. cit · texte numérisé non relu

B. Orléans 221 (199) ; cf. Lindsay, loc. cit

6. Lindsay observe (Breton script., p. 264) que les scribes émigrés de Cornouailles, en adoptant l'écriture des Gaules, gardent longtemps leurs habitudes en matière d'abréviations.

7. B. Berne 167, Lindsay( Notae lat., 447 et Breton script, p. 265. S. B. N. lat. 12021. Lindsay jV. laf., p. 475.

9. B. Londres, Cotton, Otho E XIII ; cf. l^inàsay Breton script., loc. cit.

10. Rome B. Vat. 1480. Toutefois le scribe, au sentiment de Lindsay, ne serait pas I ,reton.

( ] . B. Vat. Regin. 296 ; Breton script., p. 265.

« SCRIPTORIA » ANGEVrNS 193

scribes et dont l'un, le clerc Arbedoc déclare avoir écrit sur l'ordre de l'abbé Haelbucar, serait aussi de provenance bretonne ^. Il en est sans doute de même de la grammaire de Smaragde qui appartint également à Corbie ^. Un manuscrit d'Amalaire a été écrit à Landevenec en 952 ^. Un recueil de Canons * et un manuscrit d'Oroseet de la Chronique d'Isidore^, l'un et l'autre du XI« siècle, seraient aussi d'origine bretonne.

Des Bretons émigrés dans des régions voisines écrivent aussi des livres dans le scriptoriitm du monastère qui les a accueillis. Trois Bretons, Ermenaldus, Osbernus et Nicolas ont écrit au XIP siècle en collaboration avec des moines du Mont Saint- Michel un recueil d'homélies ^.

Nous connaissons au moins un «lanuscrit qui a dû être exécuté dans le scriptorium de l'église d'Angers. Le scribe qui a transcrit, au début du IX^ siècle, un exemplaire de la collection de Denys le Petit, a ajouté au texte un catalogue des évêques d'Angers qui s'arrête au nom de Benoît, lequel vivait en 816 ou 817 et avait un successeur en 828-9 '^. Un Sacramentaire du X*^ siècle a certainement été exécuté pour la cathédrale d'Angers ^ et sort peut-être du scriptorium de celle-ci.

Vraisemblablement, Saint- Aubin d'Angers a eu de bonne heure aussi un scriptorium. Le Psautier dit d'Angers vient peut-être de Saint-Aubin et il serait l'œuvre d'un copiste qui, sans travailler à Tours, s'inspirait dans son scriptorium du style qui fleurissait à Saint-Martin au milieu du IX^ siècle '-'. C'est vraisemblablement aussi à Saint-Aubin qu'ont été exécutés, à l'usage de ce monastère, le Sacramentaire du X*^ siècle qui renferme les messes de la « depositio » et de la « translatio » de saint Aubin, ainsi qu'une messe votive de ce saint ^".,

1. B. N. 12021, c'est l'opinion de Lindsay, Breton script., loc. cit.

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