‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 312 sur 1203 · Munich Schatzkammer ; cf. Morey, loc. cit · texte numérisé non relu

Munich Schatzkammer ; cf. Morey, loc. cit

2. Trésor de l'église S. Paul hors les murs ; Morey, loc. cil. La Bible de Vivien ayant été exécutée vers 845, la Bible de Saint- Paul, qui est nécessairement d'exécution postérieure, date soit de la fin du règne de Charles le Chauve, soit de celui de Charles le Gros. M. Schramm (Kaiserbilder, 478-9) tient avec Traube (Poetae lat., III, 242) qu'il s'agit de ce dernier, car la reine que le poète ne nomme pas, n'a pas encore d'enfant « qua insignis proies in regnum rite paretur » ; or, observe M. Schramm, Charles le Chauve a eu son premier né bien avant l'exécution de la Bible de Vivien, tandis que Charles le Gros n'a pas eu d'enfants. Il croit pouvoir restituer dans le monogramme avec le nom de Charles celui de Richardis, fenune de Charles le Gros. Ces arguments ne sont pas convaincants. Il est dit de la reine qu'on attend d'elle une progéniture royale. L'expresgion de cet espoir ne peut être à l'adresse d'une reine depuis longtemps stérile et s'il s'agissait de la femme de Charles le Gros, qui ne lui a pas donné d'enfant, le poème ne pourrait dater que des premiers temps du mariage contracté par lui en 862. Mais ce vœu paraît convenir bien plutôt à l'une des épouses de Charles le Chauve. Lorsqu'en août 866 il fait sacrer à S. Médard de Soissons la reine Irmentrude, les évéques rappellent les fils qu'elle a déjà donnés au roi, fils dont l'un est mort déjà, un autre s'est montré infidèle (voir plus haut, n. 209-10) ; aussi ils prient Dieu « ut talem sobolem de illa dignetur donare unde... regnum necessariam defensionem... possit habere » (Coron. Hermintr., Capit., II, 454). Ermenthrude étant morte le 5 octobre 869, sans avoir donné au roi un nouvel héritier Charles s'empressa d'épouser Richilde (Ann. Beiiin., p. 107-8). C'est à la nouvelle, reine que s'adresse sans doute, sous la plume du poète, cette seconde édition du vœu

. formulé déjà à Boissons trois ans plus tôt. Le nom de Richildis peut aussi bien se lire dans le monogramme que celui de Richardis.

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