‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en France (volume 4)Chapitre 328 sur 1203 · Plus haut, p · texte numérisé non relu

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2. Treize mss. en écriture a b sont certainement issus de l'atelier de Corbie (plus haut , p. 217, n. 5) ; mais on verra plus loin (Chap. 22, § i), que les mss. en écriture a b actueUement repérés sont au nombre de trente-sept et la plupart sans doute sont sortis ànscriptorinmcoxhéien. Ilsubsiste d'autre part en écriture e nune douzame de mss. (plus haut, p. 218, n. 2). En suivant la lignée qu'inaugurent ces derniers, on trouve les trois mss. du groupe Leutcharius (p. 2 18, n. 3-5), la douzame de volumes qui constituaient la Bible de Maurdramme (p. 218, n.7 et 219, n. 1-2) et quatre autres (n. 3) appartenant au même groupe.

3. B. Leningrad Q v I, 15 ; cf. Dobiash, Hist. atelier Corbie, 55.

+. Cf. Lauer, La réforme carol. et l'école cMigr. de Corbie, PI. VII, IX, X et Dobiash, p. 61.

224 MAURDRAMNE ET ADALHARD

au lecteur de prier pour- lui K Moins de vingt ans plus tard, l'abbé Maurdramne fait entreprendre au scriptorium une œuvre considérable. La Bible qu'il a ordonné d'écrire et dont il subsiste en tout ou en partie huit volumes, a dû en comprendre une douzaine. Le texte dérive de celui de la Bible de l'anglo-saxon Céolfrid. Cette révision du texte sacré, entreprise longtemps avant qu'Alcuin en fît une nouvelle sur l'ordre de Charlemagne ^ a sans doute été exécutée par l'abbé de Corbie avec l'encouragement, sinon d'après les instructions du jeune roi ^.

L'abbé Adalhard, dans le premier quart du IX^ siècle, a certainement donné vive impulsion au scriptorium de son monastère, en favorisant, peut-être, de préférence, la vieille écriture purement cursive. Il subsiste un manuscrit du traité de saint Jérôme contre Jovinien, sur lequel le copiste a apposé cette note : « Adalhardus monachus jussit fieri volumen istud. Deo gratias. « Une addition d'écriture un peu postérieure, apposée, semble-t-il, après la "mort d'Adalhard, demande à Dieu pour lui les joies du Paradis (Da Dominus tanto patri requiem paradisi) *. Une note ajoutée au manuscrit de l'Histoire tripartite nous apprend qu'il fut écrit dans l'île de Noirmoutier, sur l'ordre de saint Adalhard, au temps où il y était exilé ^. Chaque cahier de ce manuscrit, exécuté en écriture a b, est d'un scribe différent. Il est possible que chacun d'eux ait apposé son nom en marge, comme l'ont fait les moines de Tours qui ont copié le manuscrit corbéien de Tite Live ; ces noms auraient été coupés par la main du reheur. Le manuscrit est vraisemblablement l'œuvre de moines de Corbie qui ont suivi Adalhard à Noirmoutier. La note a été apposée après le retour à Corbie et la mort de l'abbé '^.

r. M« Dobiash {Un scribe corbéien au VIH^ s., dans Palaeogr. lai. V, p. 50-1) a réussi à lire la souscription du scribe qui peut être ainsi restituée : « Quisquis legis ora pro scribtorem, si Dominum Jhesum Christum habeas adjutorem. Ingreus adjuvante Domino scribsit ».

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