Cf. Imbart 253-4 ; F- L°t, Et. sur Hugues Capet
2. En 1077, Guillaume IV renonce au droit usurpé, dit-il, par ses ancêtres, qui l'exerçaient déjà à titre immémorial à cette date, d'élire et d'établir sur son siège l'archevêque de Toulouse (plus haut, p. 46, n. 1). Le comte Pons disposait, en 1037, de l'évêché d'Albi et de la moitié de l'évêché de Nîmes (p. 52, n. 1). Les vicomtes d'Albi prétendaient aussi à des droits sur l'évêché de la cité. En 1040, le vicomte Bernard et son frère, évêque de Nîmes, firent marché de Y episcopatus d'Albi en faveur d'un personnage qui s'engage à payer somme égale d'une part au vicomte et à son frère et d'autre part au comte Pons (H L, III, 300 ; V, 214, col. 432-3 ; cf. IV, n. 143, p. 653). L'archevêché de Narbonne est sans doute partagé de la mêrne, manière entre le vicomte de la cité et le comte de Rouergue, son suzerain. Une notice rapporte qu'à la mort de l'archevêque Ermengaud (c. 1016-9), le vicomte de Narbonne et le comte de Rodez ont donné l'évêché (inter se et comitem Rutenis, acceptis centum millia solidis pretium pro episc.opatu, dedimus eum, V, 251, col. 497). Guillaume Taillefer a offert moyennant argent de confier à Bernard abbé de Beaulieu « Caturcensem praesulatum quem nunc régit » (Aimoini Vita A bbonis, 10, Migne, CXXX IX, 398). Sur son refus, le siège fut attribué, en 990, à Gauzbert.du consentement et de la volonté du vicomte de Cahors, Guillaume (H L, III, 214 ; IV, n. 8, p. 44-5). L'évêché de Cahors dépendait, semble-t-il, à la fois du comte de Toulouse et du vicomte de Cahors.