‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 1119 sur 1164 · DDreg. Germ.,47, I · texte numérisé non relu

DDreg. Germ.,47, I

6. Pour Saint-Mihiel voir plus haut p. -5, n. 3 ; pour Moyenraoutier et Saint-Dié, Parisot, op. cit., 264-7. M. Parisot (p. 259, n. 2) estime que quand Otton II, attribuant Moyenmoutier à l'église de Toul, réserve en faveur de Frédéric le « beneficium jam dictae abbatiae » (973, D D. reg. Germ., II, 72 ; cf. dipl. d'Ottou III, 084, 2, p. 396), il a en vue l'avouerie du monastère. Suivant l'auteur des Gesta des évéques de Toul, Gozlin a obtenu d'Otton l'abbaye à condition que Frédéric en retiendrait l'advocctiio (;■,, S S, VIII, 640).

l'avouerie remplace LE « DOMINIUM » 87

textes distinguent de l'autorité de l'abbé régulier et des fonctions de l'avoué proprement dit l. C'est en réalité le patronat, l'avouerie supérieure qui, à Stavelot, appartint ensuite à Brunon, puis aux ducs de Basse-Lorraine 2. Les rois eux-mêmes l'exercent sur les monastères royaux 3 ; les moines historiographes ne leur reconnaissent que le patronat, la défense de leur maison 4 ; c'est sous cette forme que le droit de souveraineté perdu par eux est le plus souvent recueilli par les maisons seigneuriales et plus tard sera ressaisi par la royauté. Pour marquer le pouvoir que possède l'évêque dans les monastères épiscopaux, on dira même parfois qu'il en exerce l'avouerie 5.

Le laïque qui dispose d'une abbaye, que ce soit à titre d'abbé séculier, de senior, de propriétaire ou de souverain, acceptera volontiers, sous l'influence des idées réformistes, de n'être plus tenu que pour le défenseur du lieu. Les comtes d'Anjou ont réduit en leur pouvoir l'abbaye de Cormery, mais, en 1007, Foulques Nerra a prié le roi Robert d'interdire qu'à l'avenir personne n'ose réclamer domination sur l'abbaye ; elle sera sous la sauvegarde et la défense du comte Foulques et de ses successeurs 6. L'abbaye du monastère de Moissac avait été

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