Gesta Aldrici, 178 et
2. Un précaire, passé en 751-2 et renouvelé en 799, stipule un cens d'une livre, soit 20 sous pour 8 villae {Gesta Ahhici, 178-9) ; un acte de 756-7 prescrit un cens de 12 sous pour 4 grands domaines (Actus, 16, p. 255). Au tarif d'Héristal, un cens de cette importance serait dû pour des propriétés renfermant 1000 et 600 tenures il est peu probable que ces villae aient compté un si grand nombre de ménages de colons. Des précaires verbo régis du temps de l'évêque Mérolus (c 774-c 784) stipulent, outre la double dîme, un cens d'une livre et demie pour 8 ?n/Ja6'(i50omenses au tarif d'Héristal) et de 10 sous pour le seul domaine de Mézangers qui devrait compter 500 tenures, si le tarif d'Héristal était en vigueur. Sous Louis le Pieux, Bavon, le 21 avril 831, Agbert, le 24 janvier 840, s'obligent à payer àAldric,l'un pour deux domaines, l'autre pour une seule villa, en plus de la double dîme, un cens de 25 sous (p. 174 et 192), qui probablement était acquitté précédemment par d'autres bénéficiers dont ils recueillent la succession. Le cens dépasse très sensiblement le taux établi à Héristal.
3. La villa de Douzy a été cédée par Tilpin, évêque de Reims, moyennant le cens considérable de 12 livres (Flodoard, Hi^i., III, 20, SS, xm, 513), plus proche évidemment du tarif d'Estinnes que de celui d'Héristal.
4 :«Et de precariis, ubi modo sunt, renoventur et ubi non sunt,scribantur. Et sit discretio inter precarias de verbo nostro factas et inter eas quae spontanea voluntate de ipsis rébus ecclesiarum faciunt ».