Vita Rem., Préf. cit
2. Loc. cit. L'interpolateur de la lettre d'Hadrien à Tilpin, qui est sans doute le même Hincmar, se contente d'accuser Milon de tenir son siège des pouvoirs séculiers et ne prononce pas le nom de Charles Martel : « donatus atque magis usurpatus... fuit ille episcopatus, simul cum alio episcopatu et aliis ecclesiis, a secularibus potestatibus Miloni » (art. cité, p. 349 ; cf, p. 341).
3. :«Ceteris qui ante se fuerant audacior regibus non solumistum sed etiam alios episcopatus regni Francorum laicis hominibus et comitibus dédit, ita ut episcopis nihil potestatis in rébus ecclesiarum permitteret» (16, A. S., Janv., 1, i77).L'hagiographe déclare faire citation des Annales de divers rois. Le texte est reproduit par Flodoard, (Hist. Rem. eccl., 11, 12, SS, xm, 460).
4. Il se peut que Charles Martel ait parfois simplement laissé faire. Pépin, soucieux des bonnes mœurs de l'épiscopat, se croit obligé d'épargner un Milon, pourvu sous Charles Martel du siège de Reims et dont sans doute les services sont réputés indispensables. Peut-être Charles Martel a-t-il laissé de même les siens prendre ou conserver des évêchés convoités ou déjà saisis.