‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 233 sur 1164 · III. — Extension de l'abbatiat séculier · texte numérisé non relu

III. — Extension de l'abbatiat séculier

Ces rois qui puisent dans le temporel des églises épiscopales et des monastères pour établir leurs fidèles, ne se font aucun scrupule de dévouer à un. abbatiat séculier ou laïque les monastères réguliers à qui ce fléau avait été jusqu'alors épargné. Une abbatia, qui peut être divisée pour fournir des bénéfices à plusieurs serviteurs modestes, constituera en bloc le bénéfice de quelque grand personnage.

Lothaire avait gagné Ebbon, archevêque de Reims, à sa cause en lui promettant Saint- Vaast d'Arras 3. Après qu'au traité de Verdun, le jeune Charles eut par condescendance abandonné cette abbaye à son frère, celui-ci la céda au laïque Matfroi 4 et après lui au comte Adalard 5. Dès lors X abbatia

i. 43 : « nec eas facilitâtes noster habeat locus ut sine praefata cella in eo clurare possit religio ; namque inde cera ecclesiae, fratribus et famulis vestimenta, pisces, caseus et legumina ministrabantur » (p. gi).

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