IV. — Les dernières protestations
Ainsi fortifié par l'intervention du siège apostolique, porté par le courant réformiste qui répand partout textes et récits
i. 28 avril 862 : « quoniam monachico ordini praeficere vel laicum vel canonicum non est servare ordinis professionem sed evertere » (Levillain, Examen des chartes de Corbie, Pièces just., 32, p. 286). Même souci apparaît dans le privilège de Léon VII, 9 janv. 938, en faveur de Saint-Benoît de Fleury, qu'Hugues le Grand vient de mettre entre les mains d'Odon de Cluny. Il est stipulé que le monastère ne sera soumis qu'au roi ; mais aucun roi, aucun prince ne livrera ce monastère à un évêque, à un canonicus, à quelque abbé ou homme laïque ou à quelque personne ad dominandum ; après la mort d'Odon, la communauté élira son abbé (Migne, cxxxn, 1076). Ici souffle déjà l'esprit de la réforme dont les moines de Cluny seront les promoteurs.
2.: «Non enim decet nequejustum videri poterit, ut sibi militantibusde ecclesiae Christi possessionibus mercedem restituant et quod de re publica sua retribuere debent, id reddere velint de his quae collata sunt Deo ».