‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 39 sur 1164 · ÉTENDUE DE LA SPOLIATION · texte numérisé non relu

ÉTENDUE DE LA SPOLIATION

églises rurales ont souffert spoliation comme les grandes églises épiscopales et les monastères opulents 1. La sécularisation a sévi d'une manière si générale aux dépens des moines, que Pépin décidera d'accorder à toutes les communautés ce qui leur est nécessaire pour vivre. Les biens d'églises sécularisés au commencement du VIIe siècle représentent une masse énorme. Carloman qui a songé d'abord à tout restituer recule devant si laborieuse entreprise. La fortune ecclésiastique a sombré presque toute entière ; l'église franque, dira Boniface, a été comme foulée aux pieds et tout a été dissipé. Le dénuement des églises est si complet que la reconstitution de leur temporel sera nécessairement l'un des premiers articles du programme tracé par les réformateurs.

i. A Ver, en 855, Pépin restitue une part aux églises des vici. Entre 819 et 830 Frothaire de Toul signale à Hilduin trois églises rurales appartenant à son évêché qui ont été dépouillées autrefois (dudum), l'une de deux manses, une autre de six, une troisième de quarante. Le premier de ces biens est aux mains d'un miles serviteur du palais (17, Ep., v, 288).

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