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ROI PROTECTEUR, ÉGLISE ROYALE

La vertu du mainbour royal, en s'exerçant dans un domaine plus étendu, s'est affaiblie et a diversifié ses effets, suivant une gamme dont les notes correspondent soit à la qualité des églises qu'elle touche, soit aux intentions expresses du souverain. Les églises qui, aux termes mêmes du diplôme de privilège, ont un propriétaire lui restent assujetties ; d'autres se trouvent affranchies par la tuitio du roi vis-à-vis d'un tiers dont les droits n'ont pas été réservés ; celles qui sont susceptibles d'être tenues pour une propriété privée subissent une entière assimilation aux églises fiscales ; sur celles qui échappent à toute appropiiation, le roi exerce un dominmm qui n'est pas celui du propriétaire suivant les règles du droit privé, mais celui du souverain et du patron. Mais ces nuances disparaissent le plus souvent dans l'exercice pratique de la tuitio du monarque. Elle imprime un caractère commun à toutes les églises sut juris qu'elle couvre. Épiscopales ou monastiques, collégiales ou simples églises rurales, toutes sont également réputées églises royales.

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