Richer, IV, 51-73, p
5. Gerbert, ActaRem. conc, 53 : « persuasum est illi ut culmen honoris quodgradibus extulerat, gradibus deponere t. Resigna tergo régi que e a regeaceeperat;deponit quoque sacerdotalis dignitatis insignia apud episcopos » (H F, X, 531). En discutant précédemment le mode de déposition, les évéques avaient décidé qu' Arnoul devrait rendre « quae in promotione sua acceperat ». Or il avait reçu, observaient-ils, lors de sa promotion, l'anneau, le bâton et le pallium (45, p. 529). Suivant dom Bouquet, ce qu' Arnoul résigne entre les mains du roi, c'est l'anneau et le bâton par lesquels il avait reçu de lui investiture de l'évêché. M. F. Lot (Études sur Hugues Capet, 77, cf. p. 72) estime que telle est la conjecture la plus probable, eu égard aux discussions consignées précédemment par les Actes du concile. Elles établissent d'ailleurs seulement quelle doit être, suivant les précédents canoniques, le mode ecclésiastique de déposition. Le bâton et l'anneau figurent évidemment parmi les insignes épiscopaux qu'après rés'gnat'on faite au roi, Arnoul dépose devant les évéques ; car le pallium délivré à Arnoul par le pape ne pouvait représenter à lui seul tous les « sacerdotalis dignitatis insignia ». En s'en dépouillant en face du cona'le, Arnoui satisfaisait à la procédure précédemment mise en lumière ; la résignation faite aux mains du roi paraît donc être étrangère à celle-ci. C'est seulement après avoir rendu à Hugues Capet ce qu'il en avait reçu, qu'il se dépouille devant les évéques du bâton, de l'anneau et d'autres insignes épiscopaux. M. Pfister {Études sur Robert le Pieux, 203) estime qu'Arnoul a remis aux mains du roi « tous les biens de sa mense » ; mais ce qu'il avait reçu de lui, ce n'était pas seulement la jouissance d'un temporel. Il résigne près du ro'. l'évêché qu'il tient de lui, la charge ecclésiastique avec les biens. Peut-être d'ailleurs la cérémonie symbolique de la déposition des insignes, dont Gerbert limite le sens au spirituel, a-t-elle signifié à la fois les deux actes que le rédacteur distingue et qui sont en effet de nature et d'efficacité très différentes. Au roi, Arnoul remet effectivement (résignât) l'évêché reçu de lui ; le roi en reprend possession, l'a en sa main. Devant les évéques, Arnoul abdique simplement ce qu'il tenait d'eux, ses pouvoirs d'ordre (depo.it insignia). Il dépose devant les évéques bâton, anneau, pallium ; il remet au roi le bâton et l'anneau qu'il avait reçus de lui.