ABBAYES DES FILS DU ROI
toutefois son père ne lui avait pas accordé une part du royaume, mais seulement des abbayes et d'autres honores. En 860, il obtenait Saint-Martin de Tours, que sa complicité avec Beaudouin de Flandre, ravisseur d'une fille de Charles le Chauve, lui fit perdre deux ans plus tard. Le roi, après s'être réconcilié avec son fils, lui attribua seulement, en 862, le comté de Meaux et l'abbaye de Saint-Crépin et, en 865, le comté d'Angers, l'abbaye de Marmoutier et quelques fiscs royaux 1. Ses autres fils, qui ne sont pas destinés à régner, le roi les fait entrer dans la cléricature 2 et leur assure un établissement au moyen d'abbayes. Sur son ordre, le boiteux Lothaire fut fait clerc au monastère Saint- Jean de Réôme ; il en obtint sans doute l'abbaye, puis celle de Saint-Germain d'Auxerre 3. Carloman a été offert par son père aux saints autels en vue de la profession monastique ; tonsuré, il a reçu les ordres, y compris le diaconat ; il est devenu abbé de Saint- Amand, Saint- Riquier, Lobbes, Saint-Médard de Soissons, Saint Arnoul de Metz 4, jusqu'au jour où ce « père de nombreux
cette année que son père réconcilié avec lui l'envoie en Neustrie, «nec reddito, nec interdicto sibi nomine regio » (p. 79).