An». Berlin., 860, p. 54 ; 862, p. 57 et 5g ; 865, p
2. 11 s'inspire sans doute de l'exemple de Louis le Pieux qui, au début de son règne, voulant écarter toutes prétentions de la part de ses frères illégitimes, Drogon et Hugues, les a fait tonsurer et a donné à l'un l'évêché de Metz, à l'autre des abbaye?.
3. Ann.Bertin., 861 : « inmonasteriosanctijohannisclericumfieri jubet » (p. 54). Tous les éditeurs entendent qu'il en devint abbé ; le fait non prouvé est du moins vraisemblable. Hincmar, lorsqu'il rapporte lamortdu fils du roi, signale seulement sa qualité d'abbé de Saint-Germain (Ann. Berlin., 865, p. 80). Lothaire a joui peu de temps de cette abbaye. Aux dates du 14 sept. 861, n oct. 862, 18 janv. et 2 déc. 863, le nom de Lothaire n'apparaît pas encore dans les diplômes délivrés par Charles à la prière des religieux et où aucune mention n'est faite d'un abbé (Ouantin, Cart. de l'Yonne, 39-42, I, 74-8), mais seulement dans celui du 20 juin 864 (46, p. 91) et le dipl. synodal de Pistes (25 juin 864, 45, p. 87).
4. Hincmariep.55 : « apatresacroaltarioblatus, religiosisdiviniservitiiobsequùs mancipandus ac in clericum tonsus, . . . ab Hildegario (évêque de Meaux) per singulos gradus usque ad ordinem diaconatus proveetus » (Migne, CXXVI, 277). Il a reçu la tonsure en 854 (Ann. Berlin., 44). Il aurait obtenu Lobbes seulement en 870 (Ann. Laub., 870, SS, IV, 14 ; Folquin, Gesla abb. Lob., 14, p. 61). Il était abbé de Saint-Amand à la date du 18 oct. 867 (Dipl. de Charles le Chauve, H F, VIII, 603), deSaint-Riquier à la date du 15 janv. 870 (Dipl. de Charles le Chauve, dans Hariulf, IÏI, 19, p. 137). Il avait reçu cette abbaye à la grande joie des moines, dont le pcètc Micon rapporte les sentiments loyalistes : « Félix illa dies nobis in qua reboavit vox : vester régis pastor adest genitus » (Carm. Centul., 105, Poetae latini, III, 336). Les moines de Saint-Médard de Soissons sont au contraire en difficultés avec leur senior, qui a confisqué les biens de leur mense et ne consent à les rendre que s'ils ouvrent à son profit le trésor du saint (Ep. var., 25, VI, 180). Lorsque Charles le Chauve eut pris possession de l'héritage de Lothaire II, il attribua à son fils l'abbaye de Saint- Arnoul de Metz, dont Carloman est signalé comme abbé dans le diplôme du 9 sept. 869 (H F, VIII, 619). Suivant Mabillon (Ann. Bened., XXXVI, 36, t. III, 113), l'abbaye de Réôme lui aurait été aussi attribuée. Carloman a reçu déjà quelques abbayes à la date du 25 juin 864, car le roi introduit dans l'édit de Pistes une clause relative aux monastères qu'il a concédés à ses fils. Or à cette date, Louis était en