‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 646 sur 1164 · MONASTÈRES DÉPOUILLÉS EN FAVEUR DU COMTÉ · texte numérisé non relu

MONASTÈRES DÉPOUILLÉS EN FAVEUR DU COMTÉ

Bourges acquittaient nones et dîmes pour la portion de Yabbatia de Saint-Sulpice qu'ils détenaient l. Les comtes de Poitiers avaient eu jouissance d'une part des biens de Saint- Vrain 9. En 865, un grand nombre de pièces de terre appartenant à Saint-Lubin étaient rattachées au comté de Blois 3. Les domaines que le comte de Septimanie, Bernard, refusait de rendre au monastère de Psalmodi et qu'il avait distribués à ses hommes4, faisaient peut-être partie du bénéfice comtal. Au témoignage de Lothaire II, le monastère Saint-Pierre de Crespin, enrichi par Clovis, a été dépouillé par la suite ; les biens ont été concédés en bénéfice par les rois aux administrateurs de la république, c'est-à-dire vraisemblablement aux comtes et aux autres agents du roi 5. Le bénéfice que tenait, en 994, un vassal du comte de Troyes, Eudes, consistait en une vigne qu'un certain Vivien avait donnée aux moines de Saint- Julien et qui appartenait au comitatus de la ville de Tours6.

1. Dipl. de Charles le Chauve, 855, confirmant les biens dont jouissent l'abbé et la communauté, entre autres « censura quem Gerardus cornes, sive quicumque comitum habuerunt de Obunciacovilla,... nonas et décimas de parte ipsius abbatiae quam cornes possidet » (H F, VIII, 543).

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