Plus haut, p. 196, n. 4 ; cf. fasc. 1, p
3. En mai 865, le comte Robert le Fort fit un échange avec Actard, évêque de Nantes, « de terra comitatis Blesensis, in villa Gabrio, — de ratione sancti Leobini». Quatre pièces de terre mesurant respectivement 2, 5, 1 et 15 arpents sont ainsi échangées. Les terrains cédés ou acquis par la pars du comté et de Saint-Lubin, sont dits chaque fois attenir à une autre terre de Saint-Lubin. Pour chaque pièce, il est fait mention de deux personnages et de leurs héritiers qui sont vraisemblablement les tenanciers ou les bénéficiers occupant la terre. Il est stipulé au sujet des biens acquis d' Actard : « Robertus cornes et successores sui, seu pars sancti Leobini et heredes suprascripti de hoc quod acceperunt faciant sicut de cieteris rébus sancti Leobini et sui comitatus » (Mabille, Introd. aux Chroniques des comtés d'Anjou, publiées par Marchegay, Pièces just., 1, p. LXXXIX et suiv.). Saint-Lubin n'était pas une simple dépendance d'une villa, comme le sont les chapelles des domaines, dotées en général d'un seul manse ou d'un petit nombre de manses. Sa dotation était considérable et lui avait permis sans doute de prendre rang jadis parmi les églises qui, comme Saint- Vrain, ont une condition supérieure à celle des petites églises rurales. C'était probablement une église regii juris, dont l'avoir a été attribué au comté de Blois.
4. Dipl. du 30 juin 844 : « Bernardus quondam cornes... jussionem (de Louis le Pieux) implere neglexit et suis hominibus quibus ipsas res dederat, violenter habere permisit » (H L, II, Pr., 122, col. 251).
5. 250CL 856: « postmodumexeodemlocosubrepteexieruntaregalimunificentia reipublicae administratoribus jure beneficiali concesse » (Duvivier, Rech. sur le Hainaut ancien, 303). Peut-être cette spoliation, qui est dite postérieure à Clovis, doit-elle être rapportée au temps de Charles Martel, de Charlemagne. Il se peut aussi que Lothaire I, qui a fait grand usage des biens d'église, et même le roi régnant soi mt, au moins en partie, responsables de la sécularisation.
6. Gautier, vassal du comte, lui a demandé « uti ex rébus beneficii sui quod de nobis tenere videtur ex comitatu Turonicae urbis pertinentem. . . , hoc est arpennos 1 1 de vineaquos Vivianus ad monachos sancti Juliani... contulit...,reddendum... concederemus » (Charte d'Eudes, B. N. Paris, Coll. Moreau, XV, f° ri3). Si le Vivien qui fut le bienfaiteur de Saint-Julien, doit être identifiéavec le comte Vivien, recteur de Saint-Martin de Tours sous Charles le Chauve (Dipl. 5 janv. 844, H F, VIII, 451)