‹ Histoire de la propriété ecclésiastique en FranceChapitre 658 sur 1164 · BÉNÉFICIERS LAÏQUES, ECCLÉSIASTIQUES · texte numérisé non relu

BÉNÉFICIERS LAÏQUES, ECCLÉSIASTIQUES

mais qui peuvent trouver place au palais. Parmi ceux à qui Charles le Chauve avait distribué les biens de l'évêché de Reims, un diplôme signale un médecin, et même un tout petit nain 1.

Des femmes tiennent aussi des biens d'église de la largesse du souverain. Telle la noble femme Lora, qui occupait sous le règne d'Eudes des biens de l'église d'Autun 2. Mais le plus souvent, il s'agit sans doute ou bien d'une princesse qui peut détenir des biens d'église de même qu'elle reçoit des abbayes 3, ou bien de la veuve d'un vassal, qui garde jouissance de son bénéfice en commun avec un fils, sans doute mineur 4.

Les fidèles que le roi met en possession de biens d'église sont pour la plupart des laïques. C'est un thème ordinaire dans la bouche des membres du clergé et des moines de déplorer l'attribution à des laïques ou à des séculiers de biens consacrés à l'usage des serviteurs de Dieu 5. Parfois aussi, des membres du clergé ont reçu du roi des libéralités aux dépens d'une église épiscopale ou d'un monastère. Parmi les bénéficiers pourvus par Charles le Chauve aux frais de l'évêché de Reims figure Pardulus, sans doute le futur évêque de Laon, qui n'avait pas encore alors revêtu cette dignité6. Maints évêques recevaient en bénéfice une abbaye royale ; peut-être des domaines ravis à une autre église figuraient-ils parfois parmi les bénéficia d'un prélat favori du prince.

Le roi attribue aussi quelquefois à une église des biens que son fisc a ravis à une autre et que, dès lors, la première détiendra

i. « pusillus pumilio » (i oct. 845, Flodoard, Hist. III, 4, p. 477.) x

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